Le Festival Gnaoua ne se contente plus d’attirer les grandes figures des musiques du monde. À Essaouira, l’événement veut désormais former une nouvelle génération d’artistes capables de naviguer entre héritages traditionnels et créations contemporaines.
C’est dans cette perspective que le partenariat avec le Berklee College of Music sera reconduit pour une troisième année consécutive du 22 au 27 juin, en prélude au Festival Gnaoua et Musiques du Monde.
Le programme s’adresse à des musiciens professionnels et semi-professionnels venus de différents horizons. Instrumentistes, chanteurs, artistes issus du jazz, du rock, de la musique classique ou de la tradition gnaoua sont invités à participer à six jours d’ateliers, de rencontres et de création collective.
Depuis son lancement en 2024, le programme a déjà accueilli 118 musiciens provenant de 30 pays, dont 29 Marocains. Cette diversité contribue à faire d’Essaouira un espace singulier où les influences africaines, orientales, européennes et américaines se croisent autour d’un même objectif, enrichir les pratiques musicales et encourager les échanges culturels.
L’édition 2026 sera placée sous le thème « Listening with a Global Ear – Playing with a Global Concept ». L’idée est d’amener les participants à explorer les rythmes, les harmonies et les traditions musicales du monde pour les intégrer à leur propre univers artistique.
Le programme sera dirigé par Leo Blanco, entouré d’enseignants de Berklee spécialisés dans la basse, l’ear training et les programmes internationaux. Les cours seront proposés en anglais avec une traduction en arabe et en français.
Pour Neila Tazi, cette initiative contribue à renforcer le rôle d’Essaouira comme espace de transmission, de création et de dialogue interculturel. La ville, déjà classée Ville créative musicale par l’UNESCO, poursuit ainsi son ambition de devenir une plateforme internationale dédiée aux musiques du monde.



