Accueil Sport Match Maroc-Norvège : un nul qui vaut surtout par les enseignements

Match Maroc-Norvège : un nul qui vaut surtout par les enseignements

Match Maroc-Norvège : un nul qui vaut surtout par les enseignements
Match Maroc-Norvège : un nul qui vaut surtout par les enseignements

Le Maroc n’a pas gagné, mais il a validé une partie de ses repères. Opposés dimanche à la Norvège au Sports Illustrated Stadium du New Jersey, les Lions de l’Atlas ont fait match nul 1-1 dans une rencontre amicale qui avait davantage valeur de répétition générale que de simple test.

À quelques jours de leur entrée en lice en Coupe du monde face au Brésil, le 13 juin, les hommes de Mohamed Ouahbi ont montré une entame solide, de la maîtrise technique et une capacité à mettre sous pression une sélection norvégienne venue avec ses cadres. Le résultat ne dit donc pas tout d’un match où le Maroc a longtemps donné l’impression d’avoir les idées claires.

Le onze marocain s’est articulé autour d’une charnière Diop-Riad, avec Hakimi à droite et Mazraoui à gauche. Le milieu associait Bouaddi, El Aynaoui et Ounahi, tandis que Saibari occupait un rôle de faux neuf, soutenu par Brahim Diaz et Ezzalzouli. Une formule qui a rapidement donné du rythme à l’animation offensive.

Dès les premières minutes, les Lions ont pris le match par le bon bout. Diaz a d’abord percé dans la surface, avant qu’Ezzalzouli ne se retrouve en situation favorable sur une mauvaise relance norvégienne. Le Maroc a insisté et a été récompensé à la 7e minute. Bien placé dans la surface, Brahim Diaz a ouvert le score d’une frappe maîtrisée, confirmant la supériorité marocaine du début de match.

Ce premier acte a surtout montré un Maroc capable de jouer vite et juste. Les projections d’Ezzalzouli, la mobilité de Saibari et l’activité de Diaz ont souvent contrarié une Norvège en difficulté pour ressortir proprement. Les Scandinaves ont ensuite tenté de revenir dans le match, mais sans réellement déstabiliser Yassine Bounou avant la pause.

Le seul contretemps majeur de cette première période est venu de la sortie prématurée de Mazraoui, remplacé par Belamri dès la 29e minute en raison d’un pépin physique. Pour le reste, les Lions ont conservé une bonne tenue collective, avec plusieurs séquences dangereuses, dont une frappe lointaine de Hakimi mal repoussée par Nyland.

La seconde période a offert un autre type d’enseignement. La Norvège est revenue avec plus d’intensité et Schjelderup a rapidement obligé Bounou à une parade importante. Le Maroc a répondu par Diaz, encore inspiré à l’entrée de la surface, puis par El Aynaoui, proche de reprendre le ballon repoussé par le gardien norvégien.

Mohamed Ouahbi a ensuite largement ouvert son banc. El Khannouss, El Kaabi, El Mourabet, El Ouahdi, Amaimouni, Halhal et Saadane sont entrés en jeu, permettant au sélectionneur de tester plusieurs profils dans un contexte exigeant. Le rythme a logiquement baissé, mais cette phase a aussi permis de mesurer les équilibres à ajuster avant le premier match du Mondial.

La Norvège a fini par égaliser à la 75e minute. Servi en retrait dans la surface par Oscar Bobb, Martin Ødegaard a conclu d’un plat du pied. Une égalisation qui sanctionne une fin de match moins maîtrisée, sans remettre en cause les bonnes séquences marocaines observées plus tôt.

Ce nul doit donc être lu comme un exercice utile. Face à une équipe norvégienne compétitive, le Maroc a montré qu’il pouvait imposer son rythme, créer vite le danger et faire exister plusieurs options dans le jeu. Avant le Brésil, puis l’Écosse et Haïti dans le groupe C, Mohamed Ouahbi repart avec des certitudes, mais aussi avec quelques détails à corriger. C’est précisément ce que doit offrir un dernier match amical.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici