La 21e édition de Mawazine Rythmes du Monde s’est refermée samedi 27 juin à Rabat et Salé, après avoir rassemblé près de 3,6 millions de festivaliers. Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’événement confirme son statut de rendez-vous culturel majeur, au Maroc comme sur la scène internationale.
Cette édition a été marquée par une forte affluence sur l’ensemble des scènes, portée par une programmation réunissant des artistes marocains, arabes, africains et internationaux. Le modèle du festival, fondé sur l’accès gratuit à la majorité des concerts, a de nouveau permis de toucher un public large et diversifié.
Mawazine 2026 a surtout ouvert une nouvelle séquence dans son histoire avec l’intégration de deux espaces majeurs. Le Grand Théâtre Royal de Rabat et le Stade Prince Moulay Abdellah ont rejoint la carte du festival, donnant à cette édition une ampleur inédite.
Au Grand Théâtre Royal de Rabat, Dee Dee Bridgewater a offert l’un des moments les plus attendus de la programmation en salle. L’arrivée de cette infrastructure dans le dispositif de Mawazine traduit la capacité du festival à investir des lieux culturels de premier plan, avec des formats adaptés à des propositions artistiques plus exigeantes.
Le Stade Prince Moulay Abdellah a, lui, marqué un tournant. Douzi, Cheb Khaled, Morad et ElGrandeToto s’y sont produits lors de deux soirées à forte affluence. En investissant cette enceinte, Mawazine a franchi une étape vers des formats de concerts de très grande capacité, proches des grands rendez-vous live internationaux.
Le festival a également composé avec un calendrier particulier, marqué par la Coupe du Monde FIFA. Deux matchs de l’Équipe Nationale du Maroc se sont joués en même temps que des soirées de concerts. L’Association Maroc Cultures a adapté son organisation en installant des fan zones sur les sites du festival, en partenariat avec beIN Sports, et en aménageant les horaires afin de permettre au public de suivre les Lions de l’Atlas avant de retrouver les scènes.
À l’OLM Souissi, les grandes affiches internationales ont attiré chaque soir des foules importantes. Ninho, Major Lazer, Tyla, ITZY, Rema, Tiësto, Ty Dolla Sign et Bebe Rexha ont porté cette scène consacrée aux musiques actuelles et aux grandes productions scéniques.
La scène Nahda a accueilli les grandes voix arabes, avec Wael Kfoury, Tamer Hosny, Shami, Majid Al Mohandes, Hatim Ammor, Nacim Haddad et Boudchart. Ces soirées ont confirmé la place centrale de la chanson orientale dans l’identité du festival et dans l’attachement du public marocain.
À Bouregreg, Mawazine a maintenu son ouverture sur les scènes africaines. The Ancestors, Stonebwoy, Djelykaba Bintou, Pongo, Serge Beynaud, Orchestra Baobab, Oumou Sangaré, Sampa The Great et Diamond Platnumz ont illustré la diversité musicale du continent.
La scène de Salé a donné toute sa place aux artistes marocains. Mehdi Weld Hajib, Rif Experience, Fatima Tabaamrant, Oulad El Bouazzaoui, Walid Rahmani, Saïd Oueld Lhouate, Dizzy Dros, Saïda Titrit, Abdelaziz Stati et Hamid Serghini y ont attiré un public familial et nombreux, dans une atmosphère populaire fidèle à l’esprit du festival.
Le Théâtre National Mohammed V a proposé une programmation en salle avec Mayada El Hennawy, Macy Gray, Marwa Nagy, Imany, Margareth Menezes, Nouamane Lahlou, Sanae Marahati, Lotfi Bouchnak et Dionne Warwick. À Chellah, Senny Camara, Melina, Susana Travassos et João Frade, Ayom, Eneida Marta, Parveen Sabrina Khan et Ilyas Raphaël Khan, ainsi qu’Ali Doğan Gönültaş ont inscrit leurs concerts dans un cadre patrimonial propice aux rencontres musicales.
Mawazine 2026 restera comme une édition de forte mobilisation populaire et de changement d’échelle. Avec près de 3,6 millions de festivaliers, de nouveaux espaces emblématiques et une programmation dense, Rabat et Salé ont confirmé leur place dans la carte des grandes capitales musicales le temps du festival.



