Maroc Telecom a enregistré une baisse de près de 574 000 abonnements mobiles sur le marché marocain entre septembre 2025 et septembre 2026. Ce recul de 2,9 % intervient alors que l’opérateur affiche une progression de son chiffre d’affaires consolidé, soutenue notamment par les performances de ses filiales africaines. Les résultats publiés à fin septembre font également apparaître une contraction de certaines marges et une diminution du résultat opérationnel.
Le parc mobile de l’opérateur s’établit désormais à 18,948 millions d’abonnements au Maroc, contre 19,522 millions un an auparavant. Cette diminution contraste avec l’évolution observée dans les autres pays où le groupe est présent. Les filiales africaines enregistrent une croissance de 4,3 % de leur base mobile sur la même période.
La situation est également contrastée sur les autres segments du marché marocain. Le parc fixe affiche un léger repli de 0,4 %, tandis que les abonnements Internet fixe progressent de 9,2 %. Cette dernière activité conserve ainsi une dynamique positive malgré la diminution du nombre d’abonnements mobiles.
Sur le plan financier, Maroc Telecom réalise un chiffre d’affaires consolidé de 26,882 milliards de dirhams au terme des neuf premiers mois de 2026, contre 25,577 milliards à la même période de 2025. Les revenus augmentent ainsi de 5,1 %.
Cette croissance provient de l’ensemble des marchés du groupe, mais à des rythmes différents. Les activités marocaines affichent une hausse de 2,7 % de leur chiffre d’affaires, tandis que les filiales africaines enregistrent une progression de 6,9 %.
La hausse des revenus ne se traduit cependant pas par une amélioration équivalente de tous les indicateurs de rentabilité.
L’excédent brut d’exploitation consolidé, ou EBITDA, atteint 14,377 milliards de dirhams, en augmentation de 4,9 %. Sa progression reste inférieure à celle du chiffre d’affaires, entraînant une diminution du taux de marge.
La marge d’EBITDA du groupe ressort ainsi à 49,1 %, contre 50,2 % un an auparavant. Ce recul de 1,1 point montre que la croissance de l’activité ne s’accompagne pas d’un maintien du niveau de rentabilité opérationnelle.
Le résultat opérationnel après amortissements, mesuré par l’EBITA, accuse une baisse plus prononcée. Il s’établit à 8,625 milliards de dirhams à fin septembre 2026, contre 10,638 milliards un an plus tôt, soit une contraction de 18,9 %.
Cette évolution constitue l’un des principaux points de faiblesse des comptes publiés par l’opérateur. Elle intervient malgré l’augmentation des revenus et la résistance de l’EBITDA consolidé.
Les investissements continuent parallèlement de mobiliser une part importante des ressources du groupe. Hors fréquences et licences, ils représentent 20,1 % du chiffre d’affaires à fin septembre 2026.
Maroc Telecom poursuit notamment ses dépenses dans les infrastructures de très haut débit, aussi bien sur les réseaux mobiles que fixes, ainsi que dans le développement des services numériques.
Le groupe affiche néanmoins une amélioration de sa génération de trésorerie. Son cash-flow opérationnel progresse de 9,1 % sur les neuf premiers mois de l’année, malgré le maintien d’un niveau d’investissement élevé.
L’endettement net évolue également favorablement. Il recule de 16,9 % sur un an pour atteindre 21,018 milliards de dirhams, contre 25,286 milliards à fin septembre 2025.
Les comptes de Maroc Telecom présentent ainsi des évolutions divergentes. Les filiales africaines contribuent à la hausse des revenus, tandis que les activités marocaines enregistrent une contraction de leur base mobile. Dans le même temps, la progression du chiffre d’affaires consolidé s’accompagne d’une diminution de la marge d’EBITDA et d’un recul du résultat opérationnel après amortissements.
Malgré une trésorerie opérationnelle en amélioration et une dette nette en baisse, l’évolution du parc mobile marocain et celle des indicateurs de rentabilité constituent les principaux points de vigilance des résultats à fin septembre 2026.



