Le Haut-Commissariat au Plan entre dans une nouvelle phase institutionnelle. Le Conseil de gouvernement a approuvé, jeudi, le projet de loi N° 047.26 qui prévoit de revoir en profondeur son statut et ses attributions.
Présenté par le ministre de l’Intérieur, le texte transforme le HCP en instance de bonne gouvernance. L’institution disposerait désormais de la personnalité morale, ainsi que d’une autonomie administrative et financière, conformément à l’article 159 de la Constitution.
Cette réforme ne remet pas en cause le cœur historique de ses missions. Le HCP restera chargé de produire et de publier l’information statistique, ainsi que d’élaborer les comptes nationaux, régionaux et sectoriels. Ces fonctions demeurent essentielles pour mesurer l’activité économique, suivre les mutations sociales et éclairer la décision publique.
Le changement porte surtout sur l’élargissement de son rôle. La future instance devra appuyer la coordination stratégique des politiques de développement. Cette mission s’inscrit dans le cadre du Nouveau modèle de développement et devra s’appuyer sur des critères précis, des outils modernes de suivi et des mécanismes d’évaluation.
Le projet de loi insiste également sur la prise en compte des territoires. La dimension régionale devra être intégrée dans l’exercice des missions confiées au HCP, afin de mieux relier les politiques publiques aux réalités locales.
Avec ce nouveau cadre, le Haut-Commissariat au Plan est appelé à dépasser son rôle de producteur de statistiques. Il devrait devenir un instrument plus central dans le pilotage, le suivi et l’évaluation des politiques de développement, à un moment où la qualité des données et la mesure de l’impact deviennent déterminantes dans l’action publique.



