Le Niger a renouvelé son appui à l’initiative portée par S.M le Roi Mohammed VI visant à ouvrir aux pays du Sahel un accès à l’océan Atlantique, confirmant sa volonté de participer activement à sa mise en œuvre. Cette position a été exprimée à Niamey à l’issue de la cinquième session de la Commission mixte de coopération entre le Maroc et le Niger.
La rencontre, co-présidée par Nasser Bourita et son homologue nigérien Bakary Yaou Sangaré, a donné lieu à un communiqué conjoint saluant les initiatives royales en faveur du développement du continent africain. Le Niger y réaffirme son engagement en faveur du projet structurant destiné à renforcer l’intégration des pays du Sahel à leur environnement régional.
Les deux parties ont également mis en avant le Processus des États africains de l’Atlantique, conçu comme un cadre de coopération destiné à rapprocher les espaces atlantique et sahélien. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large de renforcement des liens intra-africains autour de projets à dimension géostratégique.
Les discussions ont permis de faire le point sur l’avancement du projet de gazoduc africain atlantique, présenté comme un levier majeur de coopération Sud-Sud. Ce chantier, appelé à améliorer les conditions de vie des populations, constitue aussi un vecteur d’intégration régionale.
Au-delà de ces projets structurants, Rabat et Niamey affichent une ambition commune. Les deux capitales entendent hisser leur partenariat au rang de modèle de coopération interafricaine, fondé sur la confiance, le partage d’expertise et un équilibre des bénéfices.
La session a débouché sur la signature de quatorze accords couvrant des secteurs variés, allant des transports et des infrastructures à l’agriculture, en passant par la formation, la justice ou encore la jeunesse. Les deux ministres ont également souligné leur volonté d’élargir davantage la coopération économique et commerciale, avec un accent particulier sur le développement de partenariats public-privé.
Au terme des échanges, les responsables ont salué la dynamique jugée soutenue des relations bilatérales et les perspectives d’élargissement de ce partenariat, dans un contexte marqué par la montée en puissance des coopérations africaines.



