Tamwilcom clôt une première séquence du Fonds Innov Invest avec un bilan de plus de 500 startups financées et près de 1 000 entrepreneurs accompagnés depuis 2017. Le programme public marocain vient parallèlement d’obtenir la mention « Highly Satisfactory » de la Banque mondiale, soit le niveau le plus élevé de son système d’évaluation.
Derrière cette appréciation se trouve un dispositif qui a mobilisé plus de 590 millions de dirhams en faveur des entreprises innovantes. Ces ressources ont pris la forme d’aides, de prêts et d’investissements afin de répondre aux différents besoins rencontrés par les startups au cours de leur développement.
Le Fonds Innov Invest avait été lancé avec l’appui financier et technique de la Banque mondiale. Piloté par Tamwilcom pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances, il devait contribuer à développer au Maroc des mécanismes de financement spécifiquement adaptés aux entreprises innovantes.
Une partie de cette intervention s’est construite autour du capital-investissement. Le programme a participé à la structuration de quatre fonds d’amorçage et de capital-risque. À eux seuls, ces véhicules ont investi plus de 500 millions de dirhams dans une quarantaine de startups.
Les entreprises accompagnées ont également généré plus de 40 dépôts de brevets. Un indicateur mis en avant par Tamwilcom pour illustrer la composante technologique des projets soutenus depuis le démarrage du programme.
Le bilan permet surtout de mesurer le chemin parcouru par les instruments publics de financement des startups marocaines. Au lancement d’Innov Invest en 2017, l’objectif ne consistait pas uniquement à injecter des ressources dans de jeunes entreprises. Le dispositif devait aussi contribuer à structurer progressivement leur environnement de financement et d’accompagnement.
Près de neuf ans plus tard, Tamwilcom entend prolonger cette intervention. Son Directeur général, Said Jabrani, a estimé que l’évaluation de la Banque mondiale confortait le modèle développé autour d’Innov Invest, notamment dans sa capacité à rapprocher les solutions de financement des besoins particuliers des startups.
La prochaine phase doit notamment passer par JOSSOUR 2030, le nouveau plan stratégique de Tamwilcom. L’institution prévoit d’y renforcer son action auprès des startups tout en développant davantage les passerelles avec les autres programmes publics consacrés à l’innovation et à l’entrepreneuriat.
Le paysage du financement évolue déjà avec le déploiement de nouveaux mécanismes. Les offres Venture Building et Venture Capital, lancées à l’initiative du ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration dans le cadre de Digital Morocco 2030, doivent venir compléter les instruments existants.
L’ambition affichée consiste à construire une chaîne d’accompagnement et de financement plus étendue pour les entreprises innovantes marocaines. Les différents dispositifs doivent intervenir sur plusieurs phases, depuis l’accompagnement initial des projets jusqu’à l’apport de capitaux nécessaire à leur développement.
La distinction accordée à Innov Invest intervient donc au moment où le Maroc cherche à donner une nouvelle dimension à ses mécanismes de soutien aux startups. Le programme lancé en 2017 constitue désormais l’une des bases sur lesquelles les nouveaux instruments publics doivent venir s’articuler.
Les résultats ont été présentés le 17 septembre à Rabat lors d’une cérémonie réunissant les partenaires du programme et plusieurs représentants de l’écosystème marocain des startups. Mohammed Tarik Bchir, Directeur du Trésor et des Finances Extérieures, ainsi qu’Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur Pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, ont notamment participé à la rencontre.



