
Les services marchands devraient conserver une orientation favorable au Maroc durant le troisième trimestre 2026, tandis que le commerce de gros s’achemine plutôt vers une stabilité de ses ventes. Les dernières anticipations recueillies par le Haut-Commissariat au Plan font apparaître des trajectoires différentes entre les deux composantes du secteur tertiaire.
Dans les services marchands non financiers, la moitié des chefs d’entreprise interrogés prévoit une augmentation de l’activité entre juillet et septembre. Ils sont 15% à anticiper une baisse.
Cette progression devrait notamment s’appuyer sur le transport aérien, l’entreposage et les services auxiliaires des transports ainsi que les transports terrestres et par conduites. Les professionnels de l’hébergement s’attendent également à une amélioration de leur activité.
La restauration devrait connaître une évolution inverse. Les anticipations sont également orientées à la baisse dans la programmation et diffusion ainsi que dans les activités de poste et de courrier.
Les attentes concernant la demande restent majoritairement positives. Une progression est prévue par 45% des dirigeants du secteur, contre 17% qui tablent sur un recul.
Cette dynamique ne se traduit pas avec la même ampleur dans les prévisions d’emploi. Quelque 30% des patrons envisagent d’augmenter leurs effectifs au troisième trimestre, alors que 19% anticipent une diminution.
Les services sortent déjà d’un deuxième trimestre favorable. Selon 66% des chefs d’entreprise, l’activité avait progressé au cours de cette période. Seuls 8% avaient constaté une baisse.
Cette amélioration avait été alimentée par les télécommunications, le transport aérien ainsi que l’entreposage et les services auxiliaires des transports. La publicité et les études de marché avaient en revanche reculé, tout comme les activités de poste et de courrier et la programmation et diffusion.
Les entreprises avaient utilisé 75% de leurs capacités de prestation au deuxième trimestre. Dans le même temps, 85% des dirigeants jugeaient leurs carnets de commandes à un niveau normal.
L’emploi avait également évolué favorablement pour une partie des entreprises. Une augmentation des effectifs avait été signalée par 37% des patrons, tandis que 18% avaient enregistré une diminution.
Le commerce de gros présente un profil plus stable à l’approche du troisième trimestre. Quelque 68% des grossistes ne prévoient pas de changement du volume global de leurs ventes. Une hausse est néanmoins attendue par 21% des professionnels interrogés.
Les autres commerces de gros spécialisés devraient connaître une progression, tout comme le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac. La première catégorie comprend principalement les activités de gros liées aux combustibles, minerais et métaux.
À l’opposé, les professionnels du commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication s’attendent à un recul des ventes.
Les perspectives sur l’emploi témoignent également de cette stabilité. Près de huit grossistes sur dix, soit 79%, ne prévoient pas de variation de leurs effectifs. Les commandes attendues sont par ailleurs jugées normales par 73% des dirigeants.
Cette situation prolonge en partie celle observée au deuxième trimestre. Sur le marché local, 60% des grossistes avaient alors enregistré des ventes stables, tandis que 21% avaient constaté une augmentation.
Le commerce de gros d’autres équipements industriels et celui de biens domestiques avaient bénéficié d’une hausse des ventes. Les autres commerces de gros spécialisés avaient suivi la tendance inverse.
Les effectifs étaient restés inchangés pour 75% des professionnels. Les stocks se situaient à un niveau considéré comme normal par 87% des grossistes.
Les prix de vente avaient toutefois évolué à la hausse pour une partie du secteur. Cette progression avait été signalée par 33% des chefs d’entreprise, alors que 58% avaient constaté une stabilité.
Les anticipations recueillies par le HCP dessinent ainsi un troisième trimestre davantage porté par les services marchands non financiers. Le commerce de gros devrait pour sa part évoluer sans changement majeur pour une large majorité des professionnels interrogés.


