Le Maroc célèbre mercredi le 68e anniversaire du retour de la ville de Tarfaya à la mère patrie, un moment marquant dans le processus de recouvrement de l’intégrité territoriale et de consolidation de l’unité nationale.
Cette date s’inscrit dans une séquence historique déterminante, amorcée au lendemain de l’indépendance. Le retour d’exil de Feu S.M Mohammed V en novembre 1955 a ouvert une nouvelle phase, celle de la libération des territoires encore sous domination étrangère.
À cette époque, le pays restait fragmenté entre différentes puissances coloniales, avec une présence espagnole au Nord et au Sud, une administration française au Centre et un statut particulier pour Tanger. Cette configuration a prolongé le combat pour l’unité du territoire national.
Dès 1956, l’Armée de libération s’est engagée dans les régions du Sud pour accélérer ce processus. Le discours prononcé par Feu S.M Mohammed V à M’Hamid El Ghizlane en 1958 a renforcé cette orientation, affirmant la détermination du Royaume à récupérer ses provinces.
La restitution de Tarfaya la même année a marqué une avancée décisive. Elle a ouvert la voie à d’autres étapes majeures, notamment la récupération de Sidi Ifni en 1969 sous Feu S.M Hassan II, puis la Marche Verte en 1975, moment charnière qui a permis le retour des provinces du Sud du Royaume.
Le hissage du drapeau national à Laâyoune en 1976 a consacré la fin de la présence coloniale dans le Sahara marocain, suivi du retour d’Oued Eddahab en 1979, venant parachever ce processus historique.
Aujourd’hui, sous la conduite éclairée de S.M le Roi Mohammed 6, le Maroc poursuit ses efforts pour défendre son intégrité territoriale, tout en consolidant le développement des provinces du Sud et en renforçant le soutien international à son plan d’autonomie.
La commémoration de cet anniversaire donne lieu à une série d’activités organisées à Tarfaya et dans plusieurs régions du Royaume. Des rencontres sont prévues pour rendre hommage aux anciens résistants, accompagnées d’initiatives sociales en faveur de leurs familles, ainsi que d’événements culturels et éducatifs destinés à transmettre cette mémoire aux nouvelles générations.



