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Le CSEFRS accélère sur la réforme de la carte universitaire du Maroc

Le CSEFRS accélère sur la réforme de la carte universitaire
Le CSEFRS accélère sur la réforme de la carte universitaire

Réuni mardi à Rabat en session extraordinaire, le Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique s’est penché sur le projet d’avis consultatif consacré à la restructuration de la carte universitaire publique marocaine.

Cette réflexion fait suite à une saisine du Chef du gouvernement, conformément aux dispositions prévues par la loi encadrant les missions du Conseil. Pour élaborer ce document dans les délais impartis, une commission spéciale composée de treize membres a été mobilisée autour de travaux intensifs et de réunions successives.

À l’ouverture de la session, la présidente du CSEFRS, Rahma Bourqia, a défendu une vision territoriale et prospective de l’université marocaine. Elle a estimé que la réorganisation du paysage universitaire devait tenir compte de la croissance démographique des régions, de leurs besoins économiques, mais aussi des impératifs liés à la gouvernance, à la qualité des services et à la mobilisation des ressources nécessaires.

Selon elle, l’université est appelée à jouer un rôle central dans les transformations éducatives en cours. Rahma Bourqia a plaidé pour un modèle universitaire capable d’encourager l’innovation pédagogique et de produire des connaissances fiables dans un contexte marqué par la multiplication des contenus trompeurs et des fausses informations diffusées notamment via l’intelligence artificielle.

Elle a également insisté sur l’importance des compétences transversales dans les parcours de formation. Créativité, capacité d’adaptation et travail collaboratif figurent, selon elle, parmi les aptitudes devenues essentielles dans l’enseignement supérieur.

La présidente du Conseil a rappelé que l’université ne peut plus se limiter à transmettre des connaissances. Elle doit désormais préparer des citoyens capables de comprendre les mutations du monde contemporain, d’en analyser les enjeux et d’y prendre part de manière responsable.

De son côté, le secrétaire général du Conseil, Fouad Chafiki, a expliqué que ce projet de carte universitaire s’inscrit dans la continuité de la loi-cadre 51-17. Le chantier prévoit notamment une restructuration des établissements et des formations post-baccalauréat, ainsi qu’une réorganisation territoriale du réseau universitaire national.

Le responsable a indiqué que cette vision prospective prévoit une augmentation du nombre d’universités et la création de nouveaux établissements de proximité au cours des cinq prochaines années. L’objectif affiché est d’améliorer l’accès à l’enseignement supérieur et de renforcer la qualité des formations dans l’ensemble des régions du Royaume.

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