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Ithmar Capital veut mobiliser davantage de capitaux pour les projets africains

Ithmar Capital veut mobiliser davantage de capitaux pour les projets africains
Ithmar Capital veut mobiliser davantage de capitaux pour les projets africains

Les fonds souverains africains cherchent à peser davantage dans le financement des grands projets du continent. À Doha, où se tient la neuvième édition du World Investment Forum, Ithmar Capital a mis l’accent sur le développement des investissements conjoints, particulièrement dans les infrastructures énergétiques et numériques.

Cette orientation a été défendue lors d’une rencontre organisée par l’Africa Sovereign Investors Forum (ASIF), en collaboration avec la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Les travaux ont été dirigés conjointement par Obaïd Amrane, directeur général d’Ithmar Capital et président d’ASIF, et Selwin Hart, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’action climatique et Sous-Secrétaire général chargé de l’Équipe d’action pour le climat.

Au centre des discussions figurait la capacité des fonds souverains à faciliter le financement de projets structurants. Leur intervention en tant qu’investisseurs d’ancrage constitue l’une des pistes examinées pour favoriser la participation d’autres acteurs financiers aux programmes d’infrastructures dont le continent a besoin.

Le recours au co-investissement s’inscrit dans les priorités d’ASIF, qui travaille depuis 2022 au rapprochement des fonds souverains africains. L’organisation entend notamment développer les collaborations avec les institutions financières de développement afin de mobiliser davantage de ressources au profit des économies africaines.

Cette démarche avait déjà donné lieu, en juin dernier, à la conclusion d’un partenariat avec la Banque africaine de développement, à Abidjan. L’accord vise à orienter une partie des avoirs des investisseurs institutionnels du continent vers le financement de son développement.

La participation d’Ithmar Capital aux travaux de Doha prolonge cette coopération. Le fonds marocain cherche ainsi à favoriser les rapprochements entre investisseurs et organismes de développement, autour de projets pouvant bénéficier de financements partagés.

La question de l’utilisation des ressources financières a également été abordée lors d’une séance plénière consacrée à la sécurité énergétique. Obaïd Amrane y a défendu une approche qui ne se limite pas à la capacité de lever des fonds. Selon lui, la manière dont ces capitaux sont répartis constitue un enjeu tout aussi important pour répondre aux besoins prioritaires des pays africains.

Cette position met l’accent sur l’orientation des investissements vers les secteurs stratégiques, alors que les infrastructures énergétiques et numériques figurent parmi les principaux domaines évoqués au cours des échanges.

Le World Investment Forum, organisé cette année autour du thème « Investir dans le futur », rassemble des délégations venues de plus de 160 pays. Les rencontres se poursuivent dans la capitale qatarie jusqu’au 27 octobre 2026.

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