Le contentieux autour de la finale de la CAN 2025 entre dans une nouvelle phase. La Fédération royale marocaine de football dispose désormais d’un délai fixé au 7 mai pour répondre à la procédure engagée devant le Tribunal arbitral du sport, saisi par la Fédération sénégalaise de football.
L’instance basée à Lausanne a enclenché le calendrier procédural après avoir confirmé la recevabilité de l’appel sénégalais, dirigé à la fois contre la FRMF et la Confédération africaine de football. Conformément aux règles en vigueur, chaque partie dispose d’un temps limité pour exposer ses arguments, dans un échange encadré qui précède une éventuelle audience.
À ce stade, l’absence de calendrier définitif reflète les incertitudes liées à la demande de suspension formulée par la FSF. Cette requête a temporairement gelé l’avancée du dossier, retardant toute projection sur la date d’une décision finale.
En toile de fond, le litige trouve son origine dans un épisode inédit survenu lors de la finale disputée le 18 janvier. Les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pendant seize minutes pour contester un penalty accordé au Maroc dans les derniers instants. La rencontre, initialement remportée par le Sénégal dans le temps additionnel, a vu son issue renversée plusieurs semaines plus tard.
Le 17 mars, le jury d’appel de la CAF a en effet statué en faveur du Maroc, prononçant une défaite sur tapis vert du Sénégal après un recours introduit par la FRMF. Une décision fondée sur l’application du règlement de la compétition, désormais contestée devant le TAS.
Du côté marocain, la préparation de la défense s’organise dans la discrétion. Selon des sources proches du dossier, le mémoire attendu s’appuie sur une argumentation juridique structurée, avec une confiance affichée dans la solidité du dossier.
Le TAS, de son côté, insiste sur le respect des garanties procédurales. Son directeur général, Matthieu Reeb, rappelle que l’instance dispose des moyens nécessaires pour traiter ce type de contentieux, tout en assurant un traitement équitable pour l’ensemble des parties.
Dans l’attente des prochains échanges écrits, le dossier reste ouvert. L’issue dépendra désormais de la confrontation des arguments devant la juridiction sportive, seule habilitée à trancher définitivement ce litige.



