Accueil Sport La Fifa fait son mea culpa lors de sa réunion de crise...

La Fifa fait son mea culpa lors de sa réunion de crise au Maroc

La Fifa fait son mea culpa lors de sa réunion de crise au Maroc
La Fifa fait son mea culpa lors de sa réunion de crise au Maroc

Rabat a servi de cadre à la réunion de crise de la Fifa, organisée mercredi après le retrait du projet visant à ouvrir certaines activités commerciales de l’instance à des capitaux privés.

Les échanges se sont tenus à huis clos au siège africain de la Fifa, installé dans le complexe Mohammed VI de Salé. La direction a reconnu en soirée des erreurs dans la conduite du dossier et présenté ses excuses.

Le communiqué diffusé après la rencontre admet que le Conseil de la Fifa et les 211 associations membres auraient dû être davantage associés au processus. L’organisation affirme cependant que les démarches engagées sont restées conformes à ses règles internes.

Les responsables présents au Maroc ont maintenu leur confiance en Gianni Infantino. Ils ont rappelé que le président demeure le seul dirigeant élu par l’ensemble des fédérations membres.

La Fifa a également annoncé son intention de défendre plus fermement son intégrité, ses procédures et sa gouvernance. Elle assure qu’elle prendra les mesures jugées nécessaires pour préserver son nom et sa réputation.

Gianni Infantino a renouvelé son soutien au secrétaire général Mattias Grafström ainsi qu’à l’administration de l’instance. Dans une lettre adressée auparavant aux salariés, Grafström avait déploré les événements survenus autour de ce projet.

Quelques heures après la réunion de Salé, le président de la Fifa a assisté à Rabat au match entre la Zambie et le Malawi, comptant pour la Coupe d’Afrique des nations féminine.

La crise a éclaté après la présentation d’une société extérieure appelée Fifa Forward Enterprise. Cette structure devait prendre en charge les activités commerciales de la fédération et l’exploitation de compétitions majeures, notamment les Coupes du monde, avec la participation d’investisseurs privés.

Dévoilée après des révélations dans la presse, l’initiative a suscité une forte opposition. Elle a finalement été abandonnée dans la nuit de vendredi à samedi.

L’UEFA a figuré parmi les principaux opposants au projet. La confédération européenne a déclaré avoir perdu confiance en Gianni Infantino et avait évoqué la possibilité d’un boycott des Coupes du monde.

La Concacaf a, pour sa part, demandé une révision complète de la gouvernance de la Fifa. La contestation s’est également exprimée au sein même de l’organisation.

Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial, a pris ses distances avec le président. Carlos Cordeiro, l’un de ses principaux conseillers, a démissionné en affirmant son désaccord avec le projet.

La pression s’est aussi étendue au terrain politique. Le Premier ministre canadien Mark Carney a publiquement retiré sa confiance à Gianni Infantino. Andy Burnham avait auparavant estimé que celui-ci ne devait plus diriger la Fifa.

Le prochain scrutin présidentiel de l’organisation se tiendra en mars 2027 à Rabat. Gianni Infantino reste pour le moment le seul candidat déclaré.

Il devra réunir la majorité des suffrages des 211 fédérations membres pour obtenir un dernier mandat de quatre ans. La Finlande, le Pays de Galles, la Serbie et la Suède ont déjà annoncé le retrait de leur soutien.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici