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Au Maroc, la FIFA tente d’éteindre la crise autour de Gianni Infantino

Au Maroc, la FIFA tente d'éteindre la crise autour de Gianni Infantino
Au Maroc, la FIFA tente d'éteindre la crise autour de Gianni Infantino

Le Maroc a accueilli mercredi une réunion à huis clos des principaux responsables de la FIFA, dans un contexte marqué par la vive polémique provoquée par le projet, finalement abandonné, d’ouvrir une partie des activités commerciales de l’instance à des investisseurs privés.

La rencontre s’est tenue au siège régional de la FIFA pour l’Afrique, au Complexe Mohammed VI de football à Salé. Aucun détail n’a été communiqué sur son contenu, ni sur les raisons ayant conduit l’organisation à choisir le Royaume pour cette réunion. Gianni Infantino séjournait toutefois au Maroc ces derniers jours à l’occasion de la Fête du Trône, alors que Rabat accueillera en mars 2027 le prochain congrès électif de la FIFA.

Cette réunion intervient quelques jours après le retrait d’un projet qui prévoyait la création de la société « FIFA Forward Enterprise », appelée à gérer les activités commerciales de l’organisation ainsi que certaines compétitions majeures, avec l’entrée d’investisseurs privés. Révélée avant son officialisation, cette initiative a rapidement suscité une levée de boucliers au sein du football mondial, contraignant la FIFA à y renoncer.

La contestation ne s’est pas limitée aux instances extérieures. Plusieurs responsables de la FIFA ont publiquement pris leurs distances avec ce projet. Le secrétaire général Mattias Grafström a évoqué, dans un courrier adressé aux collaborateurs de l’organisation, une série d’événements qu’il a qualifiés de regrettables, tout en saluant l’abandon définitif de cette réforme. Carlos Cordeiro, proche conseiller de Gianni Infantino, a également quitté ses fonctions après avoir affiché son opposition.

Les critiques se multiplient aussi hors de Zurich. La Concacaf a réclamé une révision de la gouvernance de la FIFA, tandis que l’UEFA affirme avoir perdu confiance dans son président et envisage désormais une action en justice. L’Association des ligues européennes a, elle aussi, dénoncé une gouvernance jugée trop centralisée et critiqué les projets d’élargissement de la Coupe du monde.

Sur le plan politique, plusieurs dirigeants ont ouvertement remis en cause le mode de gouvernance de Gianni Infantino. Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré ne plus lui accorder sa confiance, quelques jours après les critiques formulées par le Britannique Andy Burnham.

À moins d’un an de l’élection présidentielle prévue en mars 2027 à Rabat, le dirigeant italo-suisse reste, à ce stade, le seul candidat déclaré à sa propre succession. Plusieurs fédérations nationales, dont celles de la Finlande, du pays de Galles, de la Serbie et de la Suède, ont toutefois retiré leur soutien, tandis que Luis Figo a publiquement appelé à son départ. De son côté, le président de la Fédération jordanienne de football, le prince Ali ben Al Hussein, a accusé Gianni Infantino d’avoir exercé des pressions politiques pour obtenir des soutiens.

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