Le Conseil de la concurrence donne son aval à une série d’opérations structurantes portées par Nareva Holding et Taqa Morocco, marquant une nouvelle étape dans le développement des infrastructures énergétiques et hydriques au Maroc.
Au-delà du projet autour de la centrale de Tahaddart, les deux groupes prévoient la création de plusieurs entreprises communes couvrant différents segments stratégiques. Une première joint-venture sera dédiée aux énergies renouvelables, tandis qu’une autre portera sur les technologies de transport d’électricité en courant continu à haute tension, connues sous l’appellation HVDC.
Le partenariat s’étend également à d’autres domaines liés aux ressources en eau. Les deux opérateurs envisagent la mise en place de structures communes dans le dessalement ainsi que dans le transport de l’eau, traduisant une volonté d’intégration sur l’ensemble de la chaîne des infrastructures essentielles.
Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique de diversification des investissements, à la croisée des enjeux énergétiques et hydriques. Elles accompagnent les orientations nationales visant à sécuriser les approvisionnements, tout en développant des solutions durables adaptées aux besoins croissants du pays.
Parallèlement à ces validations, la Commission permanente du Conseil de la concurrence a décidé d’ouvrir une procédure de saisine d’office. Cette démarche concerne le non-respect de l’obligation de notification préalable d’une opération de concentration économique, telle que prévue par la législation en vigueur relative à la liberté des prix et de la concurrence.
Cette décision introduit un volet de vigilance réglementaire dans un ensemble d’opérations qui traduisent, par ailleurs, une montée en puissance des investissements structurants au Maroc.



