Plus de 8 milliards de dirhams seront mobilisés pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de sécurité routière sur la période 2026-2030. L’annonce a été faite à Ifrane par Zine El Abidine Abrital, secrétaire général du Ministère du Transport et de la Logistique, à l’ouverture d’une journée d’étude consacrée aux accidents de la circulation.
Cette enveloppe accompagne une feuille de route qui définit avec précision les actions et les responsabilités de chaque département et institution partenaire. Un plan d’action détaillé fixe les échéances, les ressources mobilisées ainsi que les indicateurs de suivi et d’évaluation, traduisant une approche fondée sur la planification et la coordination.
Le responsable a rappelé que le Maroc s’est engagé depuis 2004 dans une démarche structurée en matière de sécurité routière, privilégiant des stratégies nationales intégrées plutôt que des interventions ponctuelles. Dans cette continuité, une étude a été menée sous la supervision de Agence Nationale de la Sécurité Routière pour évaluer la première phase de la stratégie 2017-2026 et élaborer un nouveau plan d’action couvrant 2026-2030, selon une approche participative associant l’ensemble des acteurs concernés.
Au-delà de la planification, le ministère intervient également sur le volet législatif et réglementaire. Des projets de textes ont été préparés afin d’adapter les règles de circulation et les normes techniques des véhicules aux évolutions de la mobilité, notamment l’essor de nouveaux modes de déplacement, tout en simplifiant les procédures administratives et en renforçant la sécurité des usagers.
Les motocyclistes concentrent une part importante des préoccupations. Selon les dernières données évoquées, ils ont représenté près de 45 pour cent des victimes d’accidents en 2025. Le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière, Benacer Boulaajoul, a indiqué qu’un nouveau plan d’action a été validé par les instances stratégiques compétentes. Il a souligné l’importance du contrôle, notamment face aux modifications techniques illégales des motocycles, qui ont conduit à la saisie de plus de 14 000 engins en infraction.
De son côté, Abdelkrim Hanine, président du pôle des Affaires pénales spéciales et des libertés publiques à la Présidence du ministère public, a rappelé que la lutte contre les accidents de la route constitue une priorité de la politique pénale. Il a plaidé pour une action globale articulant diagnostic précis, cadre juridique adapté, application rigoureuse de la loi et sensibilisation continue, afin de protéger le droit à la vie.
Organisée à l’occasion de la Journée nationale de la sécurité routière, la rencontre a été structurée autour de sessions dédiées au contrôle routier, au cadre réglementaire, à la digitalisation au service de la sécurité et aux expériences internationales.



