Revolut franchit une nouvelle étape dans son développement européen. La banque en ligne britannique a obtenu une licence bancaire en France, où elle entend renforcer rapidement sa présence et installer l’un de ses principaux pôles d’activité sur le continent.
Le groupe disposait déjà d’un agrément bancaire en Lituanie depuis 2018. Au Royaume-Uni, son statut de banque est devenu effectif en mars, après plusieurs années de démarches réglementaires. L’obtention d’une licence française lui ouvre désormais la voie à un déploiement plus large en Europe occidentale.
Revolut prévoit de s’appuyer sur sa structure française pour servir progressivement plusieurs marchés européens. La France constituera la première étape, avant l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et l’Irlande. Sa filiale lituanienne conservera parallèlement un rôle important pour les autres activités menées dans l’Espace économique européen.
Cette montée en puissance s’accompagne d’investissements significatifs. Revolut a annoncé plus d’un milliard d’euros d’investissements en France ainsi que le recrutement de 400 personnes. Un siège dédié à l’Europe de l’Ouest doit également ouvrir à Paris en 2027.
Le groupe revendique désormais plus de 75 millions de clients à travers le monde. En Europe de l’Ouest, il ambitionne de servir à terme plus de 30 millions d’utilisateurs à partir de sa nouvelle organisation.
La croissance de Revolut se reflète également dans ses résultats financiers. La banque a enregistré en 2025 un bénéfice net de 1,3 milliard de livres sterling, soit environ 1,5 milliard d’euros, en hausse de 65 % sur un an.
Le groupe cherche désormais à consolider son statut face aux grands acteurs bancaires traditionnels, tout en poursuivant son expansion internationale. Revolut vise notamment l’obtention d’une licence bancaire aux États-Unis.
Cette accélération reste accompagnée de fortes exigences réglementaires. La banque a fait l’objet de critiques concernant sa capacité à suivre le rythme de sa croissance sur les questions de conformité. Une partie des recrutements annoncés en France doit ainsi renforcer les équipes chargées du contrôle réglementaire et de la lutte contre le blanchiment.



