Porsche SE a terminé le premier trimestre 2026 dans le rouge. La holding allemande, principal actionnaire de Volkswagen AG et de Porsche AG, a enregistré une perte nette de 923 millions d’euros, sous l’effet d’une nouvelle dépréciation de sa participation dans Volkswagen.
La société d’investissement, contrôlée par les familles Porsche et Piëch, a inscrit une dépréciation de 1,3 milliard d’euros liée à sa participation dans Volkswagen AG. Un an plus tôt, Porsche SE avait déjà accusé une perte nette de 1,08 milliard d’euros sur la même période.
Cette contre-performance intervient dans un environnement toujours difficile pour l’industrie automobile européenne. Volkswagen, premier constructeur du continent, et Porsche AG, autre participation majeure de la holding, doivent composer avec la pression sur les marchés, la transformation technologique du secteur et les efforts d’adaptation de leurs modèles économiques.
Hors dépréciations et corrections de valeur, le bénéfice du groupe a reculé de plus d’un cinquième au premier trimestre, pour s’établir à 382 millions d’euros. La dette nette de Porsche SE a légèrement augmenté, passant de 5,10 milliards d’euros à fin 2025 à 5,15 milliards d’euros au 31 mars 2026.
Le président du directoire, Hans Dieter Pötsch, a souligné la nécessité d’ajuster les modèles économiques des principales participations aux nouvelles conditions du marché. Il a également évoqué les programmes d’économies engagés, incluant des réductions de coûts et des suppressions d’emplois.
Pour l’ensemble de 2026, Porsche SE maintient ses objectifs. La holding vise un bénéfice hors dépréciations compris entre 1,5 milliard et 3,5 milliards d’euros, avec une dette nette attendue entre 4,7 milliards et 5,2 milliards d’euros à la fin de l’exercice.



