Les avoirs officiels de réserve du Maroc ont poursuivi leur hausse en 2025 pour atteindre 442,9 milliards de dirhams, soit une progression de 18 % sur un an, selon le rapport annuel de Bank Al-Maghrib sur la situation économique, monétaire et financière.
À ce niveau, les réserves de change permettent de couvrir l’équivalent de cinq mois et onze jours d’importations de biens et de services. Elles représentent également 136 % de l’indicateur d’adéquation des réserves ajusté développé par le Fonds monétaire international, un niveau conforme à la fourchette de référence fixée par l’institution internationale.
Cette évolution intervient alors que les avoirs extérieurs nets des autres institutions de dépôts ont suivi une trajectoire inverse. Après leur forte progression en 2024, ils ont reculé de 11,3 % pour s’établir à 49,2 milliards de dirhams.
Les réserves officielles sont constituées de placements en devises, de réserves d’or, de droits de tirage spéciaux, de billets de banque étrangers ainsi que de la position de réserve du Maroc auprès du Fonds monétaire international.
Bank Al-Maghrib indique que leur gestion repose avant tout sur la préservation du capital. La Banque centrale privilégie ainsi un portefeuille diversifié composé d’actifs présentant un niveau élevé de qualité de crédit.
La liquidité constitue le deuxième pilier de cette stratégie afin de garantir une mobilisation rapide des actifs en cas de besoin. La recherche du rendement intervient ensuite, sans compromettre les exigences de sécurité et de disponibilité des réserves.
La dimension environnementale complète désormais cette approche. Lorsque les conditions de sécurité, de liquidité et de rendement sont réunies, Bank Al-Maghrib oriente une partie de ses placements vers des actifs répondant à des critères de durabilité et de responsabilité.



