La coordination de l’action publique s’impose désormais comme un axe structurant de la réforme administrative. À Rabat, le Ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques a dévoilé un cadre normatif national destiné à renforcer la cohérence des politiques publiques et à moderniser la gouvernance étatique.
Lors de la présentation, Karim Zidane a inscrit cette initiative dans le prolongement des Hautes Orientations de S.M le Roi Mohammed 6, qui ont engagé le Royaume dans une série de réformes visant à améliorer l’efficacité de l’action publique face aux mutations rapides du contexte national. Il a précisé que ce référentiel n’a pas vocation à restreindre les initiatives ni à alourdir les procédures, mais à offrir un socle commun garantissant la cohérence des interventions et une meilleure répartition de leurs impacts.
Le ministre délégué a appelé les départements ministériels à s’approprier ce cadre et à en faire une référence durable, au-delà des alternances gouvernementales, afin de servir l’intérêt général et d’accompagner la dynamique de développement du Royaume.
Le secrétaire général du ministère, Brahim Benmoussa, a détaillé les fondements techniques du dispositif, élaboré selon une approche participative associant les différents départements ainsi que le Haut-Commissariat au Plan. Le document repose sur un diagnostic approfondi de l’état de la convergence au Maroc et identifie les leviers nécessaires pour harmoniser les interventions de l’État à tous les niveaux de planification.
Parmi les objectifs figurent l’adoption de standards communs dans la conception des politiques publiques et la mise en place de mécanismes partagés de suivi et d’évaluation. Le cadre doit permettre d’assurer l’alignement des programmes sectoriels sur les priorités nationales, d’éviter les chevauchements et d’optimiser l’utilisation des ressources financières et humaines.
Avec ce lancement, la coordination est appelée à devenir un principe structurant de l’administration marocaine. En institutionnalisant le dialogue intersectoriel et en unifiant les outils d’évaluation, les autorités entendent renforcer la capacité de l’État à traduire ses orientations stratégiques en résultats concrets au bénéfice des citoyens, tout en consolidant sa résilience face aux défis à venir.



