La Confédération africaine de football introduit une rupture dans l’organisation de ses compétitions de jeunes en optant pour un format centralisé inspiré d’un modèle de festival. L’instance entend regrouper, sur un même site, l’ensemble des activités liées au tournoi, des matches aux entraînements en passant par la logistique des équipes.
Ce dispositif sera testé dès la Coupe d’Afrique des nations U-17 prévue au Maroc du 13 mai au 2 juin 2026. L’essentiel des rencontres se jouera au Complexe Mohammed VI de football, qui deviendra le cœur du tournoi, tandis que les affiches majeures, dont le match d’ouverture, les demi-finales et la finale, seront disputées ailleurs.
Au-delà de l’aspect organisationnel, la CAF mise sur un environnement plus cohérent pour accompagner le développement des jeunes joueurs. Le regroupement des équipes dans un même espace vise à fluidifier les opérations tout en créant une dynamique de compétition plus intense.
Le tirage au sort a dessiné une phase de groupes relevée. Le Maroc, pays organisateur, affrontera la Tunisie, l’Égypte et l’Éthiopie. La Côte d’Ivoire, le Cameroun, l’Ouganda et la RD Congo composent un autre groupe dense, tandis que le Mali, l’Angola, la Tanzanie et le Mozambique se retrouvent dans la troisième poule. Le tenant du titre sénégalais sera opposé à l’Afrique du Sud, à l’Algérie et au Ghana.
L’enjeu dépasse le cadre continental. Les huit quarts de finalistes seront directement qualifiés pour la Coupe du monde U-17 2026 au Qatar. Les équipes classées troisièmes devront passer par des barrages pour attribuer les deux derniers billets africains, portant à dix le nombre total de représentants du continent.



