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Automobile : le Maroc pourrait rejoindre le périmètre du « Made in Europe »

Automobile : le Maroc pourrait rejoindre le périmètre du « Made in Europe »
Automobile : le Maroc pourrait rejoindre le périmètre du « Made in Europe »

Le Maroc pourrait finalement trouver sa place dans le futur cadre européen de soutien à l’industrie automobile. Son éventuelle intégration au dispositif « Made in Europe » fait partie des options discutées à Bruxelles, où les négociations se poursuivent sur les exigences de production locale imposées aux constructeurs et à leurs fournisseurs.

La question du périmètre géographique reste ouverte. Les États membres de l’Union européenne pourraient être les seuls concernés par les nouvelles règles, mais une extension au Maroc, à la Turquie et au Royaume-Uni est également envisagée. Les négociateurs doivent encore trancher sur le taux de contenu local exigé, actuellement discuté entre 70 % et 75 %, ainsi que sur les catégories de composants automobiles couvertes par le dispositif.

Ces arbitrages s’inscrivent dans les travaux consacrés à l’Industrial Accelerator Act. Le texte prévoit de conditionner certains avantages accordés à l’industrie automobile, notamment les aides publiques et l’exemption de droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques, au respect d’obligations de contenu local.

Le dossier prend une importance particulière pour les équipementiers européens, confrontés à une augmentation rapide des approvisionnements en provenance de Chine. Selon la Fédération des industries des équipements pour véhicules (Fiev), les importations de pièces et composants chinois ont progressé de 67 % entre 2021 et 2025.

La profession juge insuffisant le récent compromis commercial conclu entre Bruxelles et Pékin. Annoncé la semaine dernière, cet accord prévoit des quotas destinés à diminuer de moitié les exportations chinoises de véhicules hybrides vers l’Europe.

Mercredi 14 octobre, à Paris, le président de la Fiev, Jean-Louis Pech, a reconnu l’intérêt de cette mesure tout en soulignant ses limites. À ses yeux, les restrictions sur les véhicules assemblés ne permettent pas de contenir l’arrivée massive de composants chinois sur le marché européen.

L’essor des exportations chinoises de modèles hybrides s’était accéléré après octobre 2024, lorsque l’Union européenne avait instauré des droits de douane supplémentaires sur les voitures électriques importées de Chine.

Pour les fournisseurs automobiles européens, la priorité reste donc la définition de règles communes sur l’origine des composants. Le choix du périmètre territorial du « Made in Europe », qui pourrait inclure le Maroc, constitue l’un des principaux points encore en discussion.

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