Le développement du sport africain ne se joue pas uniquement sur les terrains. À Casablanca, la cinquième édition d’Africa Sports Expo, inaugurée jeudi 8 octobre 2026, place les investissements, la formation et les partenariats entre pays du continent au centre de ses quatre journées de rencontres professionnelles.
Cette année, le Mali occupe une place de premier plan. Invité d’honneur du salon, le pays est représenté par une importante délégation conduite par Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne.
Le responsable malien a pris part à la cérémonie d’ouverture aux côtés de Mehdi Sekkouri Alaoui, président de la Fédération marocaine des professionnels du sport (FMPS), organisatrice de l’événement, et d’Abdellatif Maazouz, président du Conseil de la région Casablanca-Settat.
La participation du Mali s’inscrit dans la continuité des relations de coopération avec le Maroc. Les échanges engagés à Casablanca doivent notamment permettre d’explorer des possibilités de collaboration dans les domaines des équipements sportifs, de la formation et du transfert d’expertise.
L’inauguration du pavillon malien a constitué l’un des temps forts de cette première journée. Les visiteurs peuvent y découvrir les initiatives et les perspectives de développement du secteur sportif du pays.
Lors de son intervention, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a défendu une vision du sport africain dans laquelle les investissements matériels doivent aller de pair avec le développement des compétences. La construction de stades et d’installations sportives, a-t-il expliqué, ne peut produire pleinement ses effets sans un accompagnement durable des sportifs, des entraîneurs et des autres professionnels du secteur.
Le ministre a particulièrement insisté sur la place de la jeunesse. À ses yeux, la formation, l’encadrement et les possibilités offertes aux talents constituent des conditions essentielles pour bâtir un modèle sportif capable de s’inscrire dans la durée. Il a également relié ces enjeux à la construction citoyenne et au développement humain.
Pour Mehdi Sekkouri Alaoui, le salon doit aussi permettre aux acteurs présents de dépasser le stade des intentions. Le président de la FMPS souhaite que les échanges entre institutions, fédérations, entreprises et investisseurs aboutissent à des projets économiques et à des collaborations effectives.
« Nous voulons faire d’Africa Sports Expo un lieu où l’Afrique se rencontre pour développer son économie du sport. Notre ambition est que les rencontres de ces quatre jours deviennent des partenariats, des contrats et des réalisations », a-t-il affirmé.
Après les interventions officielles et la visite des espaces d’exposition, les discussions se sont poursuivies autour des infrastructures sportives. La deuxième édition de l’Africa Stadiums & Arenas Forum a réuni, dans l’après-midi, des responsables et spécialistes venus d’Afrique et d’autres régions du monde.
Les débats ont porté sur les choix techniques et financiers nécessaires à la réalisation d’équipements adaptés aux besoins du continent. Leur exploitation, leurs coûts de fonctionnement et leur viabilité économique ont également été examinés, au même titre que les exigences de durabilité.
Les participants se sont aussi penchés sur la place des installations sportives dans l’aménagement des territoires. Au-delà de l’accueil des compétitions, ces équipements doivent pouvoir répondre aux attentes des populations et participer au développement des villes.
Avec cette première journée, Africa Sports Expo a donné une orientation à son édition 2026. La rencontre entend rapprocher les acteurs de l’industrie sportive africaine, tout en accordant une place importante aux compétences humaines et aux conditions économiques de développement du secteur.



