Cette nouvelle étape prolonge le dispositif engagé en octobre 2024. Jusqu’à cette date, aucune limite n’était imposée au taux de la commission. La Banque centrale avait alors introduit un premier plafond avant de décider de l’abaisser deux ans plus tard.
Derrière ces taux se trouve le coût supporté lors d’un paiement électronique. Quand un consommateur règle un achat par carte, son compte est débité et le montant est versé au commerçant après prélèvement d’une commission par l’établissement qui met le terminal de paiement électronique à sa disposition.
Cette somme rémunère plusieurs prestations liées au fonctionnement du service, parmi lesquelles les moyens techniques nécessaires à l’encaissement et le traitement de la transaction.
Une partie revient également à la banque ayant délivré la carte utilisée pour le paiement. Bank Al-Maghrib précise que cette commission atteint 0,15 % dans le cas d’un commerce de proximité et 0,5 % pour les autres catégories.
La baisse décidée en octobre vise notamment à alléger le coût de l’acceptation des cartes pour les commerçants. Une charge moins élevée doit les encourager à proposer ce mode de règlement plus largement, y compris lorsque le montant de l’achat est faible.
L’enjeu porte aussi sur l’équipement des points de vente. Si davantage de commerçants acceptent la carte, les consommateurs devraient pouvoir accéder plus facilement aux terminaux de paiement électronique pour leurs dépenses quotidiennes.
Pour les professionnels, la progression des règlements électroniques peut également réduire la dépendance aux espèces détenues dans les commerces. Bank Al-Maghrib considère qu’une acceptation plus large de la carte est aussi susceptible de favoriser les ventes.
En faisant passer le plafond général de 0,65 % à 0,5 %, tout en réservant un niveau de 0,15 % aux commerces de proximité et aux paiements gouvernementaux, la Banque centrale poursuit ainsi la réduction du coût associé aux paiements électroniques au Maroc.



