Le marché burundais reste largement ouvert aux entreprises marocaines. En 2025, les importations de marchandises du Burundi ont dépassé 1,3 milliard de dollars, tandis que les ventes marocaines vers ce pays n’ont représenté que 561 000 dollars.
Cet écart a servi de point de départ aux discussions engagées entre l’ASMEX et l’Agence de Développement du Burundi. Une délégation burundaise conduite par son directeur général, Dr Révérien Nizigiyimana, a été reçue par la présidente de l’ASMEX, Sonia Mezzour, accompagnée de ses équipes.
La rencontre a porté sur les moyens d’élargir les échanges commerciaux et de favoriser de nouveaux partenariats entre opérateurs marocains et burundais. Plusieurs secteurs susceptibles d’offrir des débouchés ont émergé au fil des discussions.
Les besoins identifiés concernent notamment les médicaments et les équipements de santé, les matériaux de construction, les équipements électriques, le textile, la chimie, la parachimie, les produits métallurgiques et la céramique. L’énergie et les solutions liées à l’électrification figurent également parmi les domaines retenus.
Au-delà des exportations, les deux parties ont examiné les perspectives d’investissement offertes par le Burundi. Les échanges ont notamment concerné les projets énergétiques et l’exploitation économique des ressources minières, avec l’objectif d’encourager une relation commerciale plus équilibrée entre les deux marchés.
L’ASMEX prévoit désormais de confronter les besoins d’achat des opérateurs burundais aux produits et solutions que les entreprises marocaines sont en mesure de proposer. Les sociétés intéressées pourront ensuite être orientées vers des rencontres professionnelles ciblées.
Un webinaire économique consacré aux opportunités entre le Maroc et le Burundi est également envisagé. Cette initiative doit permettre de prolonger les discussions et de rapprocher plus directement les entreprises des deux pays.



