Les données personnelles apparues récemment dans l’espace public ne sont pas issues des bases informatiques des services de sécurité marocains. La Direction générale de la sécurité nationale et la Direction générale de la surveillance territoriale ont rejeté, jeudi 27 août, toute hypothèse d’une intrusion dans leurs systèmes.
La direction générale des deux institutions affirme que les informations concernées sont anciennes et proviennent de bases gérées par des compagnies d’assurance et des organismes chargés de la protection sociale et sanitaire. Elle exclut ainsi tout lien entre leur diffusion et une éventuelle compromission des infrastructures informatiques sécuritaires.
La DGSN et la DGST insistent sur le niveau de protection appliqué à leurs systèmes d’information et à leurs bases de données. Elles rappellent que les principales infrastructures concernées ne disposent pas de connexion à des réseaux ouverts sur Internet.
Le démenti porte également sur des photographies et des documents diffusés en étant présentés comme provenant des services de sécurité. Les deux directions font état d’images manipulées attribuées à leurs fonctionnaires ainsi que de pièces falsifiées auxquelles une origine sécuritaire est prêtée.
Les incohérences relevées dans ces contenus portent notamment sur des uniformes et des grades militaires qui n’existent pas au Maroc et ne sont pas employés par la Sûreté nationale. Des erreurs dans les identités visuelles et des fautes linguistiques figurent également parmi les éléments signalés pour établir leur caractère falsifié.
Les recherches menées dans cette affaire restent en cours sous l’autorité du parquet compétent. Elles visent à retrouver les personnes ayant participé à la fabrication, à la préparation ou à la diffusion de ces contenus et informations présentés comme authentiques.



