Accueil Business Avec l’acquisition du suisse Rivopharm, Laprophan prend pied en Europe

Avec l’acquisition du suisse Rivopharm, Laprophan prend pied en Europe

Le projet d'acquisition de Polymedic par Laprophan porte en réalité sur un ensemble plus large d'entreprises. Le laboratoire marocain souhaite prendre le contrôle exclusif de Corporate Investment Holding, une société qui détient des participations dans cinq structures, dont quatre autres que Polymedic. Sterilab, Pharmena, Promaceutique et Foncière Amyot figurent ainsi dans le périmètre de l'opération. Leurs activités couvrent plusieurs domaines, allant des services liés aux produits de santé à la gestion immobilière. Certaines de ces entreprises ne sont pas encore opérationnelles. Corporate Investment Holding possède 98,4 % du capital et des droits de vote de Polymedic. Établi à Casablanca, ce laboratoire produit des médicaments génériques, commercialise des spécialités sous licence et assure également la fabrication de produits pharmaceutiques pour des clients tiers. Il s'est plus récemment positionné sur le marché des compléments alimentaires. Polymedic détient par ailleurs l'intégralité de Sterilab, une société constituée pour exercer dans la vente de matériel médical, de produits d'hygiène et d'articles parapharmaceutiques. Elle n'a pas encore commencé son activité commerciale. Les trois autres entreprises sont directement contrôlées à 100 % par Corporate Investment Holding. Installée à Salé, Pharmena a été créée pour distribuer des compléments alimentaires. Cette société ne mène toutefois aucune activité à ce jour. Promaceutique, dont le siège se trouve à Casablanca, intervient dans les prestations de conseil et la promotion de produits de santé et de cosmétiques. Elle fournit notamment des services d'information aux entreprises appartenant à la holding. Foncière Amyot constitue le volet immobilier du groupe. Elle possède les biens immobiliers des sociétés affiliées à Corporate Investment Holding et exerce dans leur acquisition, leur aménagement et leur valorisation, ainsi que dans les opérations de réhabilitation. Le projet de Laprophan englobe donc, au-delà de l'activité pharmaceutique de Polymedic, des entreprises de services, deux sociétés sans activité opérationnelle et une structure propriétaire d'actifs immobiliers. Le laboratoire acquéreur, établi à Casablanca, fabrique, importe et distribue des spécialités pharmaceutiques et des compléments alimentaires au Maroc. Son développement s'étend également hors du Royaume. Laprophan a pris des participations majoritaires dans Pian Holding BV, Rivopharm Limited et Double E Pharma Limited, dans le cadre de son expansion internationale.
Le projet d'acquisition de Polymedic par Laprophan porte en réalité sur un ensemble plus large d'entreprises. Le laboratoire marocain souhaite prendre le contrôle exclusif de Corporate Investment Holding, une société qui détient des participations dans cinq structures, dont quatre autres que Polymedic. Sterilab, Pharmena, Promaceutique et Foncière Amyot figurent ainsi dans le périmètre de l'opération. Leurs activités couvrent plusieurs domaines, allant des services liés aux produits de santé à la gestion immobilière. Certaines de ces entreprises ne sont pas encore opérationnelles. Corporate Investment Holding possède 98,4 % du capital et des droits de vote de Polymedic. Établi à Casablanca, ce laboratoire produit des médicaments génériques, commercialise des spécialités sous licence et assure également la fabrication de produits pharmaceutiques pour des clients tiers. Il s'est plus récemment positionné sur le marché des compléments alimentaires. Polymedic détient par ailleurs l'intégralité de Sterilab, une société constituée pour exercer dans la vente de matériel médical, de produits d'hygiène et d'articles parapharmaceutiques. Elle n'a pas encore commencé son activité commerciale. Les trois autres entreprises sont directement contrôlées à 100 % par Corporate Investment Holding. Installée à Salé, Pharmena a été créée pour distribuer des compléments alimentaires. Cette société ne mène toutefois aucune activité à ce jour. Promaceutique, dont le siège se trouve à Casablanca, intervient dans les prestations de conseil et la promotion de produits de santé et de cosmétiques. Elle fournit notamment des services d'information aux entreprises appartenant à la holding. Foncière Amyot constitue le volet immobilier du groupe. Elle possède les biens immobiliers des sociétés affiliées à Corporate Investment Holding et exerce dans leur acquisition, leur aménagement et leur valorisation, ainsi que dans les opérations de réhabilitation. Le projet de Laprophan englobe donc, au-delà de l'activité pharmaceutique de Polymedic, des entreprises de services, deux sociétés sans activité opérationnelle et une structure propriétaire d'actifs immobiliers. Le laboratoire acquéreur, établi à Casablanca, fabrique, importe et distribue des spécialités pharmaceutiques et des compléments alimentaires au Maroc. Son développement s'étend également hors du Royaume. Laprophan a pris des participations majoritaires dans Pian Holding BV, Rivopharm Limited et Double E Pharma Limited, dans le cadre de son expansion internationale.

Laprophan franchit une nouvelle étape dans son internationalisation avec la finalisation de l’acquisition d’une participation majoritaire dans Rivopharm, société suisse spécialisée dans les médicaments génériques et les solutions pharmaceutiques à valeur ajoutée. Pour le laboratoire marocain, il s’agit de sa première acquisition européenne finalisée.

L’opération marque un tournant pour un groupe historiquement développé depuis Casablanca. En prenant position dans Rivopharm, Laprophan accède à une plateforme européenne active dans le développement, la fabrication et la commercialisation de produits pharmaceutiques génériques à l’international.

Rivopharm dispose d’un portefeuille de plus de 100 molécules, représentant plus de 2.000 références, avec une présence directe ou indirecte dans plus de 60 pays. Cet ancrage donne à l’acquisition une portée stratégique, en renforçant l’exposition de Laprophan à des marchés où la qualité des dossiers, la maîtrise réglementaire et la capacité à développer des formulations différenciées jouent un rôle central.

Le projet avait déjà été identifié en octobre 2025 dans une notification au Conseil de la concurrence relayée par Le Nouvelliste. Le schéma portait sur l’acquisition par Laprophan, directement et indirectement via sa filiale Europhan Europe SA, de participations de 60 % dans Pian Holding BV, Double-e Pharma Limited et Rivopharm Limited, aux côtés de l’actionnaire historique Piero Luigi Umberto Poli. Le Conseil précisait alors que l’opération concernait le développement, la fabrication et la commercialisation de produits pharmaceutiques génériques.

Sa finalisation donne corps à une trajectoire engagée depuis plusieurs mois. Laprophan ne se limite plus à servir des marchés depuis sa base marocaine. Le groupe cherche désormais à contrôler des actifs situés au cœur de chaînes de valeur pharmaceutiques plus avancées, avec un accès direct à des compétences, des portefeuilles et des plateformes internationales.

Fondé en 1949, Laprophan se présente comme le premier centre de R&D pharmaceutique du Maroc. Le groupe revendique plus de 1.400 collaborateurs, trois sites à Casablanca, plus de 1.000 références commercialisées dans plus de 50 pays et cinq brevets internationaux enregistrés dans plus de 100 pays. Ces éléments donnent à l’opération Rivopharm une signification particulière. Elle traduit le passage d’un modèle centré sur l’export à une logique d’implantation et de consolidation internationale.

La complémentarité entre les deux groupes constitue l’un des principaux enjeux. Laprophan apporte son ancrage marocain, sa base industrielle et son expérience régionale. Rivopharm ajoute une implantation suisse, un portefeuille étendu et un savoir-faire dans les génériques destinés à plusieurs marchés. Cette combinaison peut renforcer la capacité du laboratoire marocain à évoluer dans des environnements plus exigeants.

L’acquisition s’inscrit aussi dans un mouvement plus large. Certains groupes marocains structurés ne regardent plus uniquement l’Afrique comme horizon d’expansion. L’Europe devient, pour quelques acteurs, un relais permettant d’accéder à des technologies, à des marchés plus régulés et à une crédibilité renforcée. Dans la pharmacie, cette montée en gamme est particulièrement sensible, car la concurrence ne repose pas seulement sur les capacités de production, mais aussi sur les autorisations, les dossiers, la propriété des formulations et la robustesse industrielle.

Le défi se déplace désormais vers l’intégration. Laprophan devra préserver les savoir-faire de Rivopharm, créer des passerelles avec ses activités marocaines et transformer cette présence européenne en avantage durable. La réussite de l’opération dépendra de cette capacité à faire dialoguer deux bases industrielles et réglementaires différentes.

Avec Rivopharm, Laprophan entre dans une phase plus exigeante de son développement, où l’internationalisation se mesure à la maîtrise d’actifs, de compétences et de plateformes capables de peser dans l’industrie pharmaceutique mondiale.

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