Le recadrage n’a pas suffi à faire retomber la pression. En revenant sur ses déclarations liées à la finale de la CAN, Claude Le Roy a voulu corriger le tir, assurant que ses propos avaient été mal interprétés. Une explication qui, loin de clore le débat, a ravivé les réactions.
L’ancien sélectionneur met désormais en avant le parcours du Maroc, qu’il décrit comme irréprochable. Il insiste sur la qualité du tournoi réalisé par les joueurs, évoquant un sacre logique et mérité. Un ton plus conciliant qui contraste avec la lecture initiale de ses déclarations, jugées ambiguës par de nombreux observateurs.
Mais derrière cette tentative d’apaisement, le cœur du sujet reste sensible. Claude Le Roy maintient ses critiques à l’égard des instances dirigeantes, pointant la gestion du calendrier et certaines décisions prises tardivement. En visant la Confédération africaine de football et la FIFA, il cherche à recentrer le débat sur l’organisation plutôt que sur le terrain.
Cette ligne de défense ne convainc qu’à moitié. Pour une partie du public, le réajustement apparaît tardif et laisse subsister un doute sur le fond de sa pensée. La nuance qu’il tente d’introduire entre critique institutionnelle et reconnaissance sportive peine à s’imposer face à l’écho de ses premières déclarations.



