L’acquisition par l’Algérie d’avions de combat russes, ainsi que des pourparlers en cours pour de nouveaux achats, suscite l’inquiétude de l’administration américaine. Devant le Sénat, un haut responsable du Département d’État a évoqué mardi le risque de sanctions à l’encontre d’Alger.
Intervenant lors d’une audition de la sous-commission du Sénat pour le Proche-Orient et la lutte contre le terrorisme, Robert Palladino, responsable au Bureau des affaires du Proche-Orient, a affirmé que ces transactions militaires sont surveillées de très près par Washington. Il a rappelé que les États-Unis restent « engagés à lutter contre leurs adversaires par le biais de régimes de sanctions », et que ce type d’acquisitions pourrait entraîner une telle réponse.
La Sénatrice Jeanne Shaheen a interrogé les représentants du Département d’État sur l’option de sanctions, en lien avec des informations faisant état de l’achat par l’Algérie d’avions de combat russes, et sur les raisons évoquées par Alger, qui aurait estimé que les livraisons d’avions américains sont trop lentes.
Joel Borkert, coordonnateur adjoint au Bureau de la lutte contre le terrorisme, participait également à cette audition axée sur la sécurité en Afrique du Nord et la protection des intérêts américains dans la région.



