Les pluies diluviennes qui s’abattent sur l’Andalousie depuis plusieurs jours ont plongé une partie du sud de l’Espagne dans le désordre. Routes bloquées, foyers isolés, trains à l’arrêt : la tempête Leonardo a brutalement interrompu le quotidien de milliers d’habitants.
Mercredi, les autorités ont recensé 110 routes coupées ou rendues impraticables, dont 11 sur les grands axes. Sur le réseau ferroviaire, les perturbations s’étendent aux liaisons régionales entre Cordoue et Séville, aux trains de banlieue autour de la capitale andalouse, aux lignes Avant et même à la grande vitesse entre Madrid et le sud du pays. Aucun incident n’a été relevé dans les aéroports.
Près de 3 800 personnes se retrouvent privées d’électricité ou de fibre optique, réparties dans 53 communes. Almería reste pour l’instant épargnée, mais les autres provinces peinent à rétablir les connexions, les opérateurs restant mobilisés sur le terrain.
À Grenade, le délégué du gouvernement en Andalousie, Pedro Fernández, a assuré qu’aucun blessé grave n’avait été signalé. Il a cité les zones de Grazalema et du Campo de Gibraltar, dans la province de Cadix, ainsi que les provinces de Málaga et de Jaén, parmi les plus fortement touchées.
Dix-neuf cours d’eau enregistrent des crues importantes, dont six placés en alerte rouge. Sur le terrain, 300 militaires de l’Unité d’urgence sont à pied d’œuvre. Ils interviennent pour prévenir les glissements de terrain, sécuriser les zones minières et mener des opérations de secours en eaux vives.
La tempête pourrait ne pas en rester là. Selon l’agence météorologique espagnole, les pluies devraient persister jusqu’au week-end, et un nouveau front perturbé est déjà en approche.



