Le ministère de la Santé et de la Protection sociale s’apprête à lancer un vaste plan de recrutement en 2026, avec 8.000 postes budgétaires en préparation pour renforcer les capacités du système de santé, selon le quotidien LeNouvelliste.ma, qui s’appuie sur des documents consultés et des sources concordantes.
Ce volume marque une nette accélération par rapport aux années précédentes, représentant environ le double des recrutements réalisés en 2019. Cette montée en puissance intervient dans un contexte de pression croissante sur les structures sanitaires et d’extension des infrastructures hospitalières.
Le dispositif vise à améliorer les délais de prise en charge, à accompagner les nouveaux projets et à anticiper les départs à la retraite. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de la couverture sanitaire à l’échelle nationale.
Une part significative des postes sera consacrée à la formation spécialisée. Environ 1.000 places sont destinées aux médecins résidents, avec pour objectif de renforcer les compétences dans les disciplines médicales les plus sollicitées et d’améliorer la prise en charge des cas complexes. Cette orientation accompagne la mise en place progressive des groupements sanitaires territoriaux.
La répartition des recrutements repose sur des critères liés aux besoins des territoires. Les régions les plus sous tension bénéficieront des dotations les plus importantes. Beni Mellal-Khénifra et Drâa-Tafilalet disposeront chacune de 650 postes. Marrakech-Safi et Souss-Massa en recevront 600, tandis que Fès-Meknès et l’Oriental se verront attribuer 550 postes. Casablanca-Settat et Laâyoune-Sakia El Hamra bénéficieront de 500 postes, contre 400 pour Rabat-Salé-Kénitra. Guelmim-Oued Noun et Dakhla-Oued Eddahab disposeront respectivement de 300 et 200 postes.
Le plan couvre un large éventail de profils. Outre les médecins généralistes et spécialistes, il inclut les infirmiers, sages-femmes, techniciens de santé ainsi que des cadres administratifs et techniques, afin de soutenir le fonctionnement global des établissements.
Les directions régionales devront affiner cette répartition en fonction des besoins locaux et intégrer les diplômés issus des filières paramédicales. Le calendrier est déjà enclenché, avec des propositions attendues avant fin mars 2026. Les concours nationaux sont programmés, avec le résidanat fixé au 12 mai et l’internat au 2 juin.
À travers ce plan, le ministère adopte une approche territorialisée de la gestion des ressources humaines, visant à améliorer l’équité d’accès aux soins et à renforcer la performance globale du système de santé.



