La polémique autour d’une éventuelle ouverture du capital des pharmacies a conduit le ministère de la Santé et de la Protection sociale à intervenir pour calmer les inquiétudes de la profession. Jeudi à Rabat, le ministre Amine Tehraoui a reçu les représentants des principaux syndicats de pharmaciens afin de clarifier la position des autorités.
Autour de la table figuraient la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, l’Union nationale des pharmaciens du Maroc et le Syndicat national des pharmaciens du Maroc. Cette réunion intervient après les réactions suscitées par certaines recommandations du Conseil de la concurrence relatives à l’organisation du secteur pharmaceutique.
Selon des sources proches du dossier, le ministre a tenu à préciser que l’ouverture du capital des officines ne fait pas partie des mesures actuellement envisagées par le département de la Santé. Les avis rendus par le Conseil de la concurrence relèvent de sa mission consultative et n’ont pas de caractère contraignant pour les pouvoirs publics.
Les échanges ont également porté sur l’avancement des engagements contenus dans l’accord signé le 6 avril 2023 entre le ministère et les organisations professionnelles. Ce cadre de dialogue constitue la base des discussions engagées depuis plus d’un an autour des réformes touchant la profession.
Le ministère affirme vouloir poursuivre l’évolution du secteur dans une logique de concertation avec les acteurs concernés. Toute modification du cadre réglementaire devra, selon les autorités, être discutée en amont avec les représentants de la profession.
Dans ce contexte, les autorités rappellent le rôle central des pharmaciens dans la chaîne du médicament. L’objectif affiché consiste à préserver l’équilibre du secteur tout en garantissant la sécurité du médicament et la stabilité du marché.
Le ministre a enfin insisté sur la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre progressive des mesures prévues par l’accord de 2023, afin de répondre aux préoccupations exprimées par les professionnels et de consolider la place des officines dans le système de santé.



