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Marchés émergents : le Maroc s’impose comme une exception

Marchés émergents le Maroc s’impose comme une exception
Marchés émergents le Maroc s’impose comme une exception

Le Maroc apparaît aujourd’hui comme l’un des marchés émergents les plus scrutés par les investisseurs internationaux à l’approche de 2026. Dans un univers émergent devenu plus fragmenté et plus sélectif, le Royaume se distingue par un positionnement qui ne relève plus de la sous-valorisation, mais d’un équilibre entre stabilité, visibilité et potentiel de rendement, selon l’analyse de Pictet Asset Management.

Après plusieurs années dominées par une opposition quasi exclusive entre marchés américains et européens, les flux d’investissement commencent à s’ouvrir à d’autres géographies. Cette inflexion bénéficie aux marchés émergents, dans un contexte marqué par le repli du dollar et l’assouplissement progressif des conditions financières mondiales. Pour Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM, cette dynamique constitue une opportunité essentiellement concentrée sur l’année 2026.

La faiblesse du dollar joue un rôle central dans ce rééquilibrage. En réduisant le poids de la dette libellée en devise américaine, elle offre davantage de marge de manœuvre aux économies émergentes les mieux structurées. Pictet anticipe la poursuite de cette tendance à court terme, avec un euro susceptible d’atteindre 1,25 dollar, un scénario favorable aux marchés disposant de fondamentaux solides.

Dans cet environnement, le Maroc se démarque au sein des marchés dits frontières. Alors que nombre d’entre eux restent sous-valorisés, le Royaume ne relève plus de cette catégorie aux yeux de la société de gestion. Cette évolution reflète une perception accrue de la solidité macroéconomique marocaine, de la montée en gamme de son marché financier et de son rôle croissant comme point d’ancrage régional entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen Orient.

À l’échelle globale, Pictet privilégie une approche très sélective. La dette émergente, notamment en Amérique latine, est jugée particulièrement attractive, avec des rendements réels élevés et une volatilité contenue grâce à une base d’investisseurs domestiques plus large. Cette préférence s’inscrit dans une logique de réduction de l’exposition aux chocs externes difficiles à anticiper.

Sur les marchés asiatiques, la prudence domine. En Chine, malgré une amélioration du côté de la consommation, les marges industrielles restent sous pression. Les plateformes technologiques ont toutefois retrouvé de la rentabilité, tandis que certains segments comme la robotique attirent l’attention, bien que les opportunités cotées demeurent limitées. L’Inde, en revanche, suscite davantage de réserves en l’absence de catalyseurs clairs à court terme.

Dans ce paysage contrasté, le Maroc apparaît comme un cas singulier. Il n’offre plus le profil d’un marché décoté, mais celui d’un marché dont la valeur repose sur la stabilité institutionnelle, la visibilité économique et une trajectoire de développement jugée crédible par les investisseurs internationaux.

Pictet reste toutefois prudent sur l’horizon au-delà de 2026. Les incertitudes liées aux devises, aux cycles de taux et à l’environnement géopolitique rendent toute projection de long terme délicate. À court terme, le Maroc s’impose néanmoins comme l’une des rares exceptions positives dans un univers émergent redevenu hautement concurrentiel.

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