Autour du banc des Lions de l’Atlas, l’incertitude s’installe. À mesure que se rapproche la Coupe du monde 2026, le sort de Walid Regragui cristallise les interrogations. Le dernier communiqué de la Fédération Royale Marocaine de Football, publié à l’issue de la réunion de son Bureau dirigeant, se caractérise par certaines opacités.
Depuis la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, l’atmosphère s’est alourdie autour de la sélection. Si le technicien reste associé aux plus grands succès récents du football marocain, la défaite en finale et certaines critiques sur le contenu des prestations ont ravivé les spéculations. L’instance fédérale a choisi de répondre par des démentis formels, réfutant toute séparation imminente ou toute nomination d’un successeur.
La réunion présidée par Fouzi Lekjaa était attendue comme un moment de clarification. Le compte rendu officiel détaille les discussions sur la dimension internationale du football marocain, l’appel introduit auprès de la Confédération africaine après la finale continentale et la réforme de la Ligue nationale de football professionnel. Le dossier du sélectionneur n’y figure pas.
Ce silence entretient l’impression d’un statu quo fragile. Dans le même temps, la fédération renforce sa cellule d’analyse de performance avec l’arrivée de techniciens étrangers, signe d’une volonté d’ajustement. La retraite internationale de cadres comme Romain Saïss marque aussi la fin d’un cycle.
À quelques mois du rendez-vous mondial et à l’approche des rencontres amicales de mars, la sélection avance sans cap officiellement réaffirmé. Continuité assumée ou inflexion à venir, la décision n’a pas été rendue publique. En l’absence de position claire, le débat s’installe, entre reconnaissance pour le parcours accompli et interrogation sur la suite.



