Un net renchérissement des carburants entre en vigueur au Maroc dans la nuit du 15 au 16 mars. Les nouveaux tarifs appliqués par les distributeurs marquent une augmentation sensible du prix du gasoil et de l’essence, après un début d’année marqué par une relative accalmie.
À partir de 00h01 ce lundi, le litre de gasoil progresse de 2 dirhams. L’essence Super Sans Plomb enregistre pour sa part une hausse de 1,44 dirham par litre. Cette révision tarifaire intervient seulement quelques semaines après une première augmentation enregistrée au début du mois.
Dans les stations-service, le gasoil s’établit désormais autour de 12,20 dirhams le litre, contre environ 10,20 dirhams auparavant. L’essence franchit pour sa part le seuil des 14 dirhams et se rapproche de 14,74 dirhams le litre. Ces niveaux peuvent varier légèrement selon les réseaux de distribution et les zones géographiques.
La progression des prix intervient alors que le gasoil était repassé sous la barre des 10 dirhams à la fin du mois de décembre, un niveau qui avait marqué une période de repli pour les carburants. La hausse appliquée à la mi-mars efface désormais une partie de cette baisse.
Le début du mois avait déjà marqué un premier signal de retournement. Les distributeurs avaient relevé les tarifs d’environ 25 centimes par litre pour le gasoil et pour l’essence, mettant fin à la tendance baissière observée en début d’année.
Le mouvement de hausse s’inscrit dans un environnement international agité. Les marchés pétroliers restent fortement influencés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et par les perturbations autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour l’acheminement du pétrole à l’échelle mondiale.
Dans le système de fixation des prix appliqué au Maroc, les tarifs à la pompe évoluent en fonction des cours internationaux des produits pétroliers raffinés. Les fluctuations enregistrées sur les marchés mondiaux se répercutent donc rapidement sur les prix pratiqués par les distributeurs.
Cette hausse pourrait avoir des répercussions au-delà du seul budget des automobilistes. Le coût des carburants pèse directement sur les dépenses de transport et de logistique, des postes qui influencent à leur tour les prix de nombreux produits et services dans l’économie.



