À Rabat, le ministère de la Justice a scellé mardi son intégration au Portail national du droit d’accès à l’information, une plateforme pilotée par la CDAI. Ce rapprochement institutionnel vise à faciliter l’accès des citoyens aux données publiques tout en renforçant les exigences de transparence au sein de l’appareil judiciaire.
Le document a été paraphé par le ministre Abdellatif Ouahbi et le président de la CNDP, Omar Seghrouchni. Les deux responsables ont acté leur volonté commune de consolider l’exercice du droit d’accès à l’information et d’en simplifier les mécanismes, dans une logique de coopération renforcée entre institutions.
Cette démarche s’inscrit dans le sillage des orientations impulsées par S.M le Roi Mohammed 6 en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance. Elle trouve également son fondement dans les dispositions constitutionnelles qui consacrent l’accès à l’information comme un droit garanti.
Pour le ministre, l’adhésion au dispositif national traduit un engagement à inscrire la transparence au cœur du fonctionnement judiciaire. Il y voit un moyen de rapprocher l’administration des justiciables et de consolider la confiance dans les institutions, dans un contexte de réformes en cours.
Le portail est également perçu comme un outil structurant pour la modernisation de l’administration. La numérisation des procédures qu’il accompagne doit permettre de gagner en efficacité tout en préservant les impératifs de confidentialité propres au domaine judiciaire.
De son côté, Omar Seghrouchni replace cette signature dans une dynamique plus large, après l’adhésion du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et de la présidence du ministère public. L’enjeu consiste à ancrer durablement le droit d’accès à l’information dans le fonctionnement des juridictions, conformément à la loi en vigueur.
Accessible aux citoyens comme aux étrangers résidant légalement au Maroc, la plateforme permet de déposer et suivre les demandes d’information. Elle fournit aussi aux institutions des données utiles pour ajuster leurs pratiques et améliorer la qualité des services rendus.



