La perspective d’une relance de la raffinerie de Mohammedia s’éloigne à nouveau. Réuni vendredi 27 février 2026, le tribunal de commerce de Casablanca a écarté l’offre déposée par l’émirati MJM Investments Limited pour la reprise des actifs de la Samir.
La proposition atteignait environ 3,5 milliards de dollars et visait l’acquisition des installations industrielles de la Société Anonyme Marocaine de l’Industrie du Raffinage, en liquidation judiciaire depuis mars 2016. L’objectif affiché était de remettre en service l’unique raffinerie nationale, arrêtée depuis plus d’une décennie.
L’investisseur conditionnait cependant son engagement à un accès préalable au site de Mohammedia et à la réalisation d’une expertise technique approfondie. Il souhaitait évaluer l’état des unités, mesurer l’ampleur des travaux requis et chiffrer les investissements nécessaires pour une remise à niveau conforme aux standards industriels et environnementaux.
Selon des sources judiciaires, ces conditions n’ont pas été jugées compatibles avec les exigences d’une cession dans le cadre de la procédure en cours. Le tribunal n’a donc pas retenu l’offre, prolongeant l’impasse autour de cet actif stratégique.
Depuis l’ouverture de la liquidation, plusieurs candidatures ont été examinées sans aboutir. En l’absence de repreneur validé, la raffinerie demeure à l’arrêt et le dossier continue d’alimenter les interrogations sur l’avenir de cette infrastructure clé pour l’approvisionnement énergétique du Royaume.



