Le chantier de la feuille de soins électronique franchit une nouvelle étape au Maroc. Après une phase de développement technique achevée en 2025, le dispositif est désormais en test et doit être expérimenté à Kénitra avant une extension progressive dans les mois à venir.
Le principe repose sur un circuit entièrement numérisé. Lors de la consultation, le médecin établit une feuille de soins dématérialisée associée à un code unique. Ce code devient la clé du parcours du patient, qui le présente ensuite en pharmacie pour accéder à son ordonnance.
Dans les officines, l’intégration se fait directement dans les logiciels déjà utilisés. Une simple lecture du code permet d’afficher automatiquement les médicaments prescrits. Ce fonctionnement réduit les manipulations et limite les risques d’erreur liés à la gestion papier.
Pour les patients, le changement se traduit par une simplification des démarches. Les formalités liées au remboursement disparaissent presque entièrement. Une fois les médicaments délivrés, les informations sont transmises sans intervention supplémentaire, ce qui raccourcit les délais de traitement.
Le rôle du pharmacien, lui, reste inchangé sur le fond. L’acte de dispensation et le conseil au patient demeurent au cœur de son activité. En revanche, la charge administrative s’allège avec la suppression des dossiers physiques et des vignettes.
La transition ne nécessite pas d’équipement spécifique dans la majorité des cas. Les outils déjà en place permettent d’assurer la lecture des codes et le traitement des ordonnances, ce qui facilite l’adoption du dispositif.
Cette évolution s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation du système de santé. Si les bénéfices attendus portent sur la rapidité et la fiabilité des remboursements, la réussite du déploiement dépendra aussi de l’accompagnement des professionnels sur le terrain.



