
Le parquet de Rabat a fermement rejeté les affirmations relayées par une agence de presse étrangère concernant une supposée grève de la faim de ressortissants sénégalais détenus à la suite d’incidents violents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. Selon le procureur du Roi près le Tribunal de première instance de Rabat, ces allégations sont infondées et reposent sur des informations inexactes communiquées par la défense des prévenus.
Dans un communiqué publié ce 7 février, le Ministère public a précisé que les détenus concernés reçoivent normalement leurs repas, ce qui infirme tout mouvement de grève de la faim. Il estime que les déclarations de leur défense ont pour but d’influencer le cours de la procédure en cours.
Concernant le calendrier judiciaire, le communiqué retrace les différents renvois du dossier. Présentée une première fois devant le tribunal le 22 janvier 2026, l’affaire a été reportée au 29 janvier à la demande des accusés, qui souhaitaient disposer de temps pour préparer leur défense. Un nouveau report a été décidé lorsque les prévenus ont exigé la présence de leur avocat. À l’audience du 5 février, un avocat inscrit au barreau de France s’est présenté seul, sans son correspondant local, ce qui a conduit à un nouveau renvoi au 12 février, conformément à la demande expresse de tous les prévenus.
Le parquet précise également que l’avocat en question a pu s’entretenir avec ses clients en français et les a informés de la date du prochain renvoi. Sur la question de l’interprétation lors des audiences, le communiqué indique qu’un interprète assermenté était bien présent pour assurer la traduction en français, une langue que maîtrisent, selon la même source, tous les détenus concernés.
S’agissant enfin des auditions menées par la police judiciaire, le Ministère public rappelle que l’article 21 du Code de procédure pénale ne requiert pas d’interprète si l’enquêteur comprend la langue parlée par la personne interrogée. Les procès-verbaux, ajoute-t-il, précisent que leur contenu a été lu et traduit aux intéressés, conformément aux dispositions légales.


