Le rail et l’emploi concentrent les nouveaux engagements financiers de la Banque africaine de développement au Maroc. Deux accords représentant 405 millions d’euros ont été conclus jeudi à Rabat pour accompagner l’extension des infrastructures ferroviaires et le déploiement de Cap Compétences 2030.
Les conventions ont été signées par Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, et Achraf Tarsim, responsable-pays de la BAD pour le Maroc. Younes Sekkouri, ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, ainsi que Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l’ONCF, ont assisté à la cérémonie.
Le volet ferroviaire mobilise 205 millions d’euros. Cette enveloppe financera le Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires, avec une intervention concentrée sur l’axe Kénitra-Marrakech.
Le programme prévoit à la fois l’extension de la ligne à grande vitesse et le renforcement des infrastructures déjà en service sur ce corridor. L’objectif porte sur l’augmentation des capacités ferroviaires et l’amélioration des performances opérationnelles entre plusieurs pôles économiques et urbains du Royaume.
Les 200 millions d’euros prévus par le second accord seront orientés vers Cap Compétences 2030. Ce programme doit notamment faire évoluer la formation professionnelle et mieux l’adapter aux besoins exprimés sur le marché de l’emploi.
Une place importante sera accordée à l’apprentissage. Le dispositif prévoit de cibler 260.000 jeunes sans diplôme à travers des programmes déployés à grande échelle. L’insertion professionnelle constitue un autre axe du projet, avec des formations complémentaires destinées à répondre aux besoins des entreprises.
L’ANAPEC sera mobilisée dans cette démarche, notamment à travers le programme Taehil. Le partenariat prévoit aussi d’accélérer la transformation numérique des structures d’accompagnement afin de faciliter l’accès aux services et les échanges entre chercheurs d’emploi et employeurs.
L’appui de la BAD à Cap Compétences 2030 doit s’étendre sur les cinq prochaines années. Outre les jeunes non diplômés, le programme entend améliorer plus largement l’accès des jeunes et des femmes à la formation et au marché du travail.
Lors de la signature, Fouzi Lekjaa a placé l’emploi parmi les priorités auxquelles doit répondre le premier projet et souligné l’importance de l’extension de la grande vitesse ferroviaire. Achraf Tarsim a pour sa part rapproché les deux opérations autour d’un même objectif de développement des compétences, des infrastructures et des opportunités économiques.
Ces nouveaux financements prolongent une coopération engagée depuis plusieurs décennies. Depuis 1978, la Banque africaine de développement a mobilisé plus de 15 milliards d’euros au Maroc à travers plus de 150 projets. Ses interventions ont notamment concerné les transports, l’énergie, l’agriculture, l’eau et le développement humain.



