Accueil Maroc Au Maroc, la jeunesse s’éloigne des urnes malgré les promesses des partis

Au Maroc, la jeunesse s’éloigne des urnes malgré les promesses des partis

Au Maroc, la jeunesse s’éloigne des urnes malgré les promesses des partis
Au Maroc, la jeunesse s’éloigne des urnes malgré les promesses des partis

Le Maroc a investi massivement dans ses infrastructures, développé son industrie et renforcé plusieurs secteurs stratégiques. Avec les élections législatives, les partis doivent pourtant composer avec une jeunesse dont une partie reste à distance de la vie politique.

Cette situation place les préoccupations économiques des jeunes au premier plan de la campagne. Le Rassemblement national des indépendants et le Parti authenticité et modernité promettent chacun la création d’environ un million d’emplois durant la prochaine législature. Le logement et l’amélioration des revenus figurent également parmi les sujets mis en avant.

Les formations politiques cherchent parallèlement à toucher davantage cette population sur les réseaux sociaux. Le PAM insiste notamment dans son programme sur les attentes liées à l’accès au logement, à un revenu régulier et à un emploi digne.

L’enjeu dépasse toutefois les promesses de campagne. Les tensions sociales observées l’année dernière, puis la tentative de passage massif vers Sebta en juillet, ont illustré le malaise d’une partie de la jeunesse.

Les chiffres électoraux témoignent aussi de cet éloignement. Les 18-24 ans représentent environ 12 % de la population marocaine, mais leur poids parmi les électeurs inscrits avoisine seulement 3 %.

La confiance accordée aux institutions demeure également limitée. D’après une enquête d’Afrobarometer publiée en mars 2026, environ un tiers des Marocains âgés de 18 à 35 ans disent faire confiance au Parlement, au chef du gouvernement ou aux partis politiques.

Les difficultés rencontrées sur le marché du travail alimentent ce contexte. Le chômage des jeunes se situe autour de 27 %, tandis qu’environ un jeune Marocain sur trois n’occupe pas d’emploi et ne suit ni études ni formation.

Ces données accompagnent pourtant une période de transformation de l’économie marocaine. Le développement des infrastructures portuaires et ferroviaires, des phosphates, des énergies vertes et de l’industrie a mobilisé d’importants investissements. Le Nouveau Modèle de Développement fixe notamment l’objectif de doubler le PIB par habitant à l’horizon 2035.

La préparation de la Coupe du monde 2030, organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal, prolonge cette dynamique. Les partis mettent en avant près de 20 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures liés à cette échéance.

À six jours du scrutin, la capacité à rapprocher les jeunes des urnes reste ainsi l’un des enjeux de la campagne. Les engagements sur l’emploi, le logement et les revenus occupent une place centrale dans les programmes, face à une génération dont la participation électorale demeure faible.

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