Les commerçants de Rabat disposent désormais d’un circuit centralisé pour régulariser plusieurs autorisations liées à leurs activités. La Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de Rabat-Salé-Kénitra a ouvert un guichet unique avec une ambition précise, parvenir à couvrir l’ensemble des commerces de la capitale d’ici le 1er janvier 2027.
Hassan Sakhi, président de la CCIS-RSK, appelle les professionnels concernés à rejoindre le dispositif. Celui-ci intervient dans le sillage de la campagne de libération du domaine public et doit permettre de traiter plus simplement les situations administratives des commerces de proximité.
Au lieu de multiplier les procédures auprès de différents interlocuteurs, les professionnels peuvent regrouper plusieurs demandes dans un même dossier. Le mécanisme couvre notamment l’exercice de l’activité commerciale, l’occupation du domaine public, les enseignes publicitaires et l’installation de stores.
La démarche poursuit également un objectif d’harmonisation urbaine. À Rabat, où quartiers historiques et secteurs modernes présentent des caractéristiques architecturales différentes, la Chambre souhaite mieux encadrer l’apparence des devantures et les équipements installés sur les façades.
Différents modèles de stores et de façades sont proposés. Les professionnels conservent la possibilité de choisir en fonction de leur activité et de leurs moyens financiers. D’autres modèles peuvent également être soumis à l’examen d’une commission compétente.
Le traitement des demandes repose sur des délais resserrés. Après réception du dossier par la CCIS-RSK, les éléments nécessaires sont transmis aux bureaux d’études et aux topographes. Les vérifications sur place doivent être effectuées sous 24 heures.
Ces contrôles servent notamment à déterminer si les façades peuvent accueillir les équipements envisagés sans présenter de risque pour la sécurité. Le dossier est ensuite transmis par la Chambre à la commune de Rabat, qui prévoit un délai maximal de 48 heures pour donner son accord ou communiquer ses observations.
L’occupation du domaine public fait également l’objet d’un examen sur place. Les contrôles doivent notamment s’assurer que les installations commerciales préservent le passage des piétons et respectent les règles applicables.
Pour certains professionnels, l’absence de plans ou les difficultés liées aux documents concernant leurs locaux peuvent compliquer la régularisation. Des accords ont donc été conclus avec des topographes ainsi qu’avec des bureaux d’études et de contrôle de la région.
Le certificat délivré par un topographe revient à 300 dirhams dans le cadre du dispositif. L’attestation portant sur la stabilité et la sécurité est proposée à 150 dirhams. Ces conditions doivent réduire une partie des coûts nécessaires à la constitution des dossiers.
Le guichet restera ouvert jusqu’au 31 décembre 2026. La CCIS-RSK compte sur les prochains mois pour augmenter progressivement le nombre de professionnels en règle et atteindre son objectif de couverture intégrale des commerces de Rabat au début de 2027.



