Les rentrées fiscales continuent de soutenir les finances publiques marocaines. À fin juillet 2026, les recettes ordinaires de l’État ont atteint 261 milliards de dirhams, progressant de 8,3 % en un an, d’après les données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume.
La fiscalité constitue le principal moteur de cette évolution. Sur les sept premiers mois de l’année, les recettes fiscales se sont élevées à 237,1 milliards de dirhams, contre 209,9 milliards durant la même période de 2025. L’augmentation atteint 12,9 %, soit 27,2 milliards de dirhams supplémentaires.
L’impôt sur les sociétés se distingue avec une hausse de 21,8 %. Les droits d’enregistrement et de timbre progressent de 14,1 %, tandis que la TVA intérieure apporte 11,1 % de recettes supplémentaires. L’impôt sur le revenu avance plus légèrement, avec une croissance de 2 %.
Les prélèvements aux frontières affichent également une orientation favorable. Les recettes douanières ont généré un peu plus de 73 milliards de dirhams à fin juillet, contre près de 64,5 milliards un an plus tôt. Leur progression atteint 13,3 %.
Cette évolution est alimentée par une augmentation de 14,1 % des droits de douane et de 12,7 % de la TVA à l’importation. La taxe intérieure de consommation appliquée aux tabacs manufacturés rapporte également davantage, avec une hausse de 15,4 %.
La progression globale des ressources intervient malgré le repli des recettes non fiscales. Celles-ci diminuent de 23,2 %, sous l’effet notamment de versements moins importants des comptes spéciaux du Trésor au budget général. Leur montant est passé de 14,47 milliards de dirhams à 10,69 milliards.
Le recul des recettes en atténuation des dépenses de la dette pèse également sur cette catégorie. Elles ne représentent plus que 198 millions de dirhams, alors qu’elles atteignaient 3,08 milliards à fin juillet 2025. À l’inverse, les recettes de monopoles enregistrent une légère progression à 9,48 milliards de dirhams.
La TGR fait état d’un taux de réalisation des recettes ordinaires de 62,2 % à fin juillet. Celui-ci atteignait 65,6 % un an auparavant.
Une fois retranchés les remboursements, dégrèvements et restitutions d’impôts, les recettes ordinaires nettes ressortent à 248,2 milliards de dirhams. Elles gagnent 8 % en glissement annuel, confirmant le rôle déterminant de la fiscalité dans la progression des ressources de l’État depuis le début de 2026.



