Les sociétés holding offshore devront désormais se conformer à un dispositif de vigilance plus structuré. L’Office des Changes vient de publier une nouvelle circulaire qui précise les obligations de contrôle interne, de connaissance des clients et de surveillance des opérations.
Référencé sous le numéro 2/2026, le texte s’inscrit dans le cadre de la législation marocaine sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et de celle régissant les places financières offshore.
L’Office des Changes, chargé de la supervision de ces sociétés, adopte une approche fondée sur le niveau de risque. Les procédures à mettre en place devront ainsi tenir compte de la taille de chaque structure, de son activité et de la nature des opérations qu’elle réalise.
L’identification des clients et des bénéficiaires effectifs figure parmi les principales exigences. Les holdings devront aussi s’assurer de l’origine des fonds ainsi que de leur destination, avec un niveau de contrôle proportionné au risque identifié.
La surveillance des opérations fait également l’objet d’un encadrement renforcé. Les transactions inhabituelles, complexes ou considérées comme sensibles devront faire l’objet d’une attention accrue afin de détecter plus rapidement les situations nécessitant des vérifications complémentaires.
Autre mesure introduite par la circulaire, chaque holding offshore devra désigner un responsable de la conformité. Cette fonction sera chargée du suivi du dispositif interne et du respect des procédures de vigilance prévues par le nouveau cadre.
À travers cette réforme, le Maroc poursuit le renforcement de ses mécanismes de supervision financière. L’Office des Changes entend ainsi améliorer la transparence des activités offshore, consolider la conformité des opérateurs et sécuriser davantage les flux financiers relevant de son contrôle.
La circulaire est disponible sur le site institutionnel de l’Office des Changes.



