Accueil Maroc Hantavirus : un vol sanitaire dérouté après le refus du Maroc

Hantavirus : un vol sanitaire dérouté après le refus du Maroc

Hantavirus : un vol sanitaire dérouté après le refus du Maroc
Hantavirus : un vol sanitaire dérouté après le refus du Maroc

Le transfert médical de deux passagers du MV Hondius, navire confronté à des cas de hantavirus au large du Cap-Vert, a connu un détour inattendu mercredi 6 mai. L’avion sanitaire chargé de les conduire vers Amsterdam devait faire une escale technique à Marrakech, mais les autorités marocaines n’ont pas autorisé son atterrissage.

L’appareil a alors été redirigé vers l’aéroport de Gando, à Gran Canaria, où il s’est posé dans l’après-midi. L’arrêt, prévu pour permettre le ravitaillement, s’est prolongé après la détection d’un problème technique à bord. D’après plusieurs sources, une défaillance aurait touché le dispositif d’assistance vitale de l’un des patients, contraignant les équipes médicales à le brancher sur l’alimentation électrique de l’aéroport avant la reprise du vol.

Des médias spécialisés ont identifié l’avion comme un Learjet 45 immatriculé TC-RSD, exploité par Red Star Aviation sous le numéro de vol RHH23. Les éléments officiels disponibles restent plus mesurés et parlent d’un avion ambulance ou d’un vol d’évacuation médicale, sans confirmer davantage de détails techniques.

Les deux patients venaient du Cap-Vert, où ils avaient été évacués du MV Hondius, un navire opéré par Oceanwide Expeditions. Un autre vol sanitaire a également gagné Amsterdam le même jour avec au moins un patient à bord, selon plusieurs médias européens.

La décision marocaine est intervenue dans un contexte de coordination sanitaire entre plusieurs pays. Les autorités cap-verdiennes avaient refusé le débarquement des passagers du navire, alors que la croisière devait se terminer dans l’archipel. Le MV Hondius a ensuite mis le cap vers les Canaries, où son arrivée a provoqué des réticences du côté des autorités régionales et des inquiétudes parmi une partie de la population.

L’Organisation mondiale de la santé considère toujours que le risque pour le grand public reste faible. Selon l’OMS, la transmission du hantavirus entre humains nécessite une proximité physique importante, notamment dans le cadre d’un partage de cabine ou d’une prise en charge médicale. Ce schéma diffère nettement de celui des infections respiratoires qui se propagent plus facilement.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici