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Devant la 53ème session de la Commission des stupéfiants de l’ONU : Le Maroc appelle au renforcement de la coopération internationale Imprimer Envoyer
Écrit par libe.ma   
Devant la 53ème session de la Commission des stupéfiants de l’ONU : Le Maroc appelle au renforcement  de la coopération internationale
«Le renforcement de la coopération régionale et interrégionale en matière de lutte contre le trafic des stupéfiants doit  s'opérer par le biais d'un effort multilatéral à travers lequel la communauté internationale s'investirait dans une approche résolue pour contrer les menaces qui pèsent sur la région et enrayer ce phénomène ». Intervenant devant  la 53ème session de la Commission des stupéfiants de l’ONU à Vienne, l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès des organisations internationales à Vienne,  Omar Zniber, a mis l’accent sur les efforts qu’il faut consentir pour éradiquer ce fléau dont les dangers sont patents. Sans coopération internationale efficiente les réseaux des trafiquants pourraient échapper aux mailles du filet.
«Celle-ci pourrait se concrétiser sous de multiples formes notamment par le renforcement des mécanismes de coopération et de partenariats opérationnels visant l’échange régional et interrégional de renseignements sur le contrôle des stupéfiants, la consolidation des canaux de communication et de dialogue entre les pays et la coopération en matière judiciaire, douanière et financière pour lutter contre le problème de la drogue et réprimer efficacement les activités criminelles transnationales liées à ce phénomène », a-t-il souligné.
Tout en citant les initiatives prises par le Maroc en matière de lutte antidrogue et  son adhésion au Centre de coordination de lutte anti-drogue dans le bassin occidental de la Méditerranée (CECLAD-M), Omar  Zniber a précisé que les services de sécurité marocains ont réussi, ces dernières années, une vingtaine d’opérations en coordination avec leurs homologues au niveau des pays partenaires tels que la France et l’Espagne.
La délégation marocaine ayant pris part à cette rencontre a appelé l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) à définir une stratégie et une approche communes afin d’instaurer une véritable coopération internationale en matière de lutte anti-drogue.
Il convient de rappeler, par ailleurs,  que  les efforts du Maroc avaient été reconnus au début de ce mois par le rapport du Département d’Etat américain qui avait souligné que  la stratégie globale de lutte antidrogue, adoptée par le gouvernement marocain, a permis de faire baisser “significativement” la production de cannabis au cours des dernières années au Maroc.
Le rapport souligne, en outre, que la stratégie antidrogue nationale se trouve renforcée par une approche plus large de développement économique et de cultures de substitution qui ont donné leurs fruits, relevant que le Maroc entend réduire substantiellement la culture de cannabis dont le niveau actuel, estimé à 50.000 hectares, devrait passer à 12.000 ha d’ici 2012.
Le rapport relève, de même, que les autorités marocaines ont déployé quelque 11.000 éléments des forces de l’ordre tout au long des zones côtières du Nord et du sud ouest du Royaume en vue de lutter contre l’embarquement de la drogue, et de maintenir des points de contrôle et d’observation tout au long de ces régions, ajoutant que la Marine Royale maintient également des patrouilles maritimes régulières.
A l’ouverture des travaux de cette 53ème session, le directeur général de l’ONUDC, Antonio Maria Costa a tiré la sonnette d’alarme, en soulignant que les pays en développement sont confrontés à une catastrophe sanitaire liée à la consommation de drogue.
«Cela semble avoir été oublié par les gens qui vivent dans les pays riches qui appellent à réduire les réglementations sur les drogues.
Pourquoi condamner le tiers-monde, déjà ravagé par tant de tragédies à subir une dépendance néo-colonialiste?», a-t-il conclu.

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Municipalité d’Essaouira : Les positions ont changé, mais les interrogations demeurent ouvertes Imprimer Envoyer
Écrit par libe.ma   
Municipalité d’Essaouira : Les positions ont changé, mais les interrogations demeurent ouvertes
«La deuxième partie de la session de février de la municipalité d’Essaouira consacrée principalement au compte administratif et à la programmation de l’excédent du budget 2009 a encore une fois mis a nu la médiocrité du travail communal. Le constat est  inchangeable, mais les positions de la majorité des édiles qui avaient crié au scandale une semaine avant, demandant le limogeage du cinquième vice-président et l’ouverture d’une enquête sur les irrégularités commises durant les six derniers mois, ont étrangement et subitement changé ! « Ils n’ont même pas osé nous regarder droit dans les yeux, il y a ceux qui n’ont pas osé assister à la séance plénière pour s’exprimer sur leurs positions », nous a déclaré un édile non sans amertume.
Effectivement, le deuxième acte de la session de février n’avait aucun rapport  avec la première séance qui avait tragiquement commencé par Mohammed El Ferraâ pris de court par le boycott  massif des édiles  en signe de protestation contre bon nombre d’irrégularités. Résultat : même compte administratif, et même programmation de l’excédent du budget 2009 ont été votés par 20 voix contre 4, tandis que le reste des conseillers ont préféré faire la chaise vide pour diverses raisons. Pire, l’équipe aux  commandes de la municipalité prévoit un remaniement du bureau et des commissions pour resserrer les rangs de la majorité de Mohammed El Ferraâ.
« Les autorités locales ne doivent pas rester les bras croisés devant cette mascarade qui se  déroule actuellement, à commencer par les scènes d’injures et d’agressions verbales commises régulièrement lors des  sessions de l’actuel conseil municipal. D’autre part, les autorités de tutelle doivent intervenir pour stopper cette dilapidation des deniers publics, illustrée par cette scandaleuse programmation de l’excédent du budget 2009 : un million sept cent mille dirhams pour la réhabilitation de bâtiments non identifiés, un million quatre cent mille dirhams pour l’achat de matériaux et fournitures de pavoisement et de fêtes dans une ville qui respire  pourtant la puanteur des eaux usées au quotidien! Deux millions et cinq cent soixante dix mille dirhams pour l’achat de camions et de motocyclettes alors que les services d’assainissement liquide et solide et de l’éclairage public sont délégués à des opérateurs privés, un million de dirhams pour la réalisation d’une étude sur la mise à niveau du domaine urbain sans aucune identification des zones ciblées par cette opération, et trois millions de dirhams pour un projet de mise à niveau du domaine urbain !! Avec un minimum de logique et de rigueur, on peut dire que cette programmation ne mérite même pas d’être soumise à un conseil élu censé protéger les intérêts et les biens d’une ville», nous a déclaré un citoyen commentant les travaux de la dernière session. La municipalité d’Essaouira continue et continuera sûrement à payer les pots cassés des erreurs commises par ses élus. Plus de trois millions de dirhams ont été versés à des opérateurs privés pour corriger les préjudices commis à cause des décisions maladroites des ex-conseils communaux. Une vraie dilapidation des deniers publics  dont l’exemple le plus aberrant est celui d’un fournisseur de  peinture qui a encaissé plus que quatre cent mille dirhams après avoir intenté un procès à la municipalité  pour non-règlement de factures.
« L’actuel conseil communal est en train de commettre des erreurs au détriment des intérêts de personnes qui coûteront cher à la ville dans le futur. L’exemple le plus flagrant est celui de l’un des terrains cédés contre six cents dirhams le mètre carré dans le cadre de la fameuse opération annulée in extremis par le gouverneur. Ce terrain a été déjà cédé à un médecin par l’ex-conseil communal en 1999 dans le cadre d’une session normale pour la réalisation d’une clinique privée. Malheureusement, le nouveau conseil refuse d’admettre cette réalité ; il a même décidé de céder ce lot à un autre bénéficiaire sans annuler la première cession. Ce qui est certain, c’est que le médecin fera recours à la justice pour faire valoir ses droits», affirme une édile du conseil de la ville.

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Le Hassania taille en pièces la JSM : Les Gadiris retrouvent leur punch Imprimer Envoyer
Écrit par libe.ma   
Le Hassania taille en pièces la JSM : Les Gadiris retrouvent leur punch
Après le match nul réalisé la semaine dernière à Rabat face au FUS,le Hassania a infligé mardi une sévère défaite à la Jeunesse Massira de Laâyoune au stade AL Inbiâat (3-1) devant neuf cents à mille spectateurs. Un match joué par un jour ouvrable n'attire jamais grand monde à Agadir.
D'entrée de jeu, les locaux tentent une percée, mais la défense des visiteurs parvient à dégager le ballon en corner. El Alaoui le tire sans résultat. On assiste alors à quelques montées et descentes de part et d'autre sans surprise. Passant souvent par le milieu, les joueurs du Hassania peinent à trouver le chemin du but adverse. Cela durera près d'une trentaine de minutes.
Après, la partie change de physionomie. On sent  alors chez les Gadiris l'envie de ne pas décevoir leur public et de vouloir, coûte que coûte, arracher la victoire aux Sahraouis de Youmir qui sont vraiment difficiles à manœuvrer. Du banc de touche, Jodar ne cesse d'encourager les siens à passer à la vitesse supérieure.
Donc, à la 38e minute, le Hassania change enfin de rythme et la pression sur l'adversaire monte d'un cran, ce qui donne un corner exécuté par Loksayri suivi d'une belle tête d'Ousmane Goita qui expédie le ballon au fond des filets,  libérant ainsi ses camarades. Le Hassania mène  par 1 à 0.
A la 41e minute, Jamal Laâbidi rate une belle occasion de doubler la mise. En effet,  son  tir mal cadré passe à côté du but. Une belle offensive du Hassania à la 45e minute se termine par un tir puissant de Adil El Matouni qui frôle la transversale.
A la mi-temps, le score est donc d'un but à zéro en faveur du Hassania. Mais la partie n'est pas  gagnée d'avance. Il va falloir assurer en deuxième mi-temps.
C'est justement, ce que semblent vouloir faire les camarades de Mohamed Hssaïni qui se relève  à peine d'une blessure à l'entraînement. Donc, à la 49e minute, c’est la passe de trois : El Alaoui,  Laâbi, Goita et intervention de Mansour Achoubi, le gardien de la JSM. Mais ce n'est que partie remise, le Hassania étant désormais bien entré dans le match.
Malgré des vents contraires, les Gadiris continuent toujours à mettre la pression sur leurs adversaires dont la défense est enfin déstabilisée. Et pourtant, ces derniers réussissent à placer un tir dangereux  à la 50e minute, mais Fahd Lahmadi est à la parade.
52e minute. Echajiï, El Ismaïli qui alerte Goita, assurément l'homme du match, qui passe à son tour à Laâbidi,  mais cette action  dangereuse est manquée. Une minute après, Laâbidi, encore lui, centre sur El Alaoui qui met à côté de la tête. 56e minute, un nouveau tir mal cadré de Laâbidi est envoyé dans le décor. Une nouvelle offensive locale à la 58e minute se termine par une belle tête d'Echajiï. Le ballon est alors intercepté,  in extermis, par un défenseur.
Et enfin, à la 67e minute, Ousmane Goita déborde du côté droit, et bien servi par un camarade, double la mise d'une très belle reprise des vingt-cinq mètres environ. Le Hassania mène par deux buts à zéro. Mais tout est encore possible. En effet, à la surpirse générale, les visiteurs parviennent à réduire le score par Bezdaoui à la 76e minute suite à un corner et à la faveur d'un cafouillage dans la surface de réparation du Hassania.
Ce but redonne de l'espoir aux visiteurs qui vont essayer, à tout prix d’égaliser durant le dernier quart d'heure du match. Ils s'y prennent très mal et leurs tentatives sont désordonnées.
Et tandis que l'on s'achemine vers la fin de la partie, Yassine El Bissati déborde de la droite et court vers le but ballon au pied. Il vise la cage et tire mais le gardien détourne le ballon en corner. Ce coup de coin est alors tiré par ce même joueur qui lève le ballon juste au niveau de la tête de Redouane El Faukki qui, d'un très beau heading, bat Achoubi qui ne peut que constater les dégâts. Trois buts à un en faveur des locaux. La cause est désormais entendue, la victoire du Hassania est bel et bien  assurée.
Cette nouvelle victoire permettra aux gars de Jean-François Jodar d'envisager leur prochain match contre le MAS à Fès avec une grande sérénité, chose dont ils ont vraiment besoin surtout après les remous de ces derniers  jours.   

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Abdelkader Azraih, en marge du Forum social de Bouznika : «Il est temps de reprendre langue avec les mouvements sociaux africains» Imprimer Envoyer
Écrit par libe.ma   
Abdelkader Azraih, en marge du Forum social de Bouznika : «Il est temps de reprendre langue avec les mouvements sociaux africains»
Pour Abdelkader Azraih, syndicaliste
et membre
du secrétariat
du Forum social
maghrébin,
des questions
de grande importance seront débattues
au Forum social
mondial qui
se tiendra à Dakar. Entretien.

Libération : Quelle évaluation faites-vous de ce Forum social et quels sont les objectifs réels qu’il a pu atteindre ?

Abdelkader Azraih : A travers la participation des organisations marocaines, arabes, africaines et internationales, nous ne pouvons qu’affirmer la réussite de ce Forum. Cette participation a compté 1.000 personnes, dont 800 Marocains, 100 étrangers venus  de 25 pays du monde. Ainsi sur le plan quantitatif, nous sommes arrivés à rassembler un nombre assez important d’associatifs, syndicalistes et activistes. Il faut signaler aussi la présence des membres du Conseil international du Forum social mondial et ceux du Conseil africain pour évaluer le processus des forums sociaux dans la région maghrébine après environ dix ans de militantisme et de travail. Ce Forum était également une occasion pour mettre en place un programme de travail avenir, continuer le processus dans la région et élargir ce même processus vers le Machrek, à travers des forums thématiques dans toute cette région menacée par les guerres. Ce Forum visait aussi la favorisation de la participation massive et forte des mouvements sociaux dans le Forum international de l’éducation en Palestine et soutenir nos camarades irakiens qui vont tenir leur premier forum social local. Je pense que toutes ces dynamiques s’inscrivent dans une stratégie de participer fortement avec un nouveau contenu et une nouvelle forme au Forum social mondial qui se tiendra en 2011 à Dakar au Sénégal. Pour nous, il s’agit d’une occasion pour reprendre contact avec les mouvements sociaux africains et notre statut du Mouvement social africain défendant ce continuum qui subit une attaque féroce de la crise systémique internationale. Ainsi, l’un des objectifs majeurs est celui d’élaborer un agenda de travail pour favoriser une participation distinguée des Maghrébins à Dakar.

Quelles sont les plateformes et thématiques qui seront débattues lors du Forum social mondial 2011 au Sénégal ?

Il y a des questions de grande importance qui seront débattues au Forum social mondial qui se tiendra à Dakar, telle que la coopération Sud-Sud qui sera un thème majeur. Par ailleurs, des questions comme l’immigration, le syndicalisme, l’éducation, la santé et la crise économique mondiale seront au centre des débats. Le FSM de Dakar viserait à développer des alternatives servant à encourager les relations et alliances entre les mouvements sociaux de l’Asie, l’Afrique et de l’Amérique latine. Ces mouvements devraient soutenir d’autres qui sont engagés notamment en Europe, qui, avec la crise, a vu s’accroître des problèmes d’habitat, de chômage et de l’immigration. En outre, il est à signaler qu’un forum social thématique sur l’immigration sera prochainement organisé à Bruxelles. Ce dernier visera à promouvoir les discussions entre les Maghrébins résidant à l’étranger pour qu’ils puissent trouver de nouvelles alternatives face aux difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Certains observateurs constatent qu’il y a un véritable manque de  représentation des mouvements sociaux au sein des Forums sociaux qui ont été organisés ces dix dernières années au Maroc et dans la région maghrébine. Qu’en pensez-vous ?

Je pense qu’il faut définir le terme de « représentation ». Il ne s’agit pas du concept classique de représentation comme dans les partis et syndicats. Ces forums, en général, lancent des appels invitant les gens à participer massivement. On a adopté la méthode de détection des mouvements sociaux via l’organisation des mouvements sociaux locaux pour pouvoir intégrer tout le monde au processus des forums. Faute de moyens et d’agenda, je peux dire que nous ne sommes pas suffisamment satisfaits. Pourtant, il y a des efforts et une grande participation. Parmi les mouvements sociaux présents aujourd’hui à Bouznika, je peux citer ceux de Sidi Ifni et ceux des femmes Soulalyates, de Sefrou, des diplômés chômeurs, les mouvements amazighs et la jeunesse. Donc, nous sommes en train de développer le processus malgré les difficultés que nous rencontrons.

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Le vice-président américain mécontent de Tel Aviv : Joe Biden rencontre les Palestiniens en pleine crise avec Israël Imprimer Envoyer
Écrit par libe.ma   
Le vice-président américain mécontent de Tel Aviv :  Joe Biden rencontre les Palestiniens en pleine crise avec Israël
Le vice-président américain Joe Biden a rencontré hier les dirigeants palestiniens à Ramallah (Cisjordanie) en pleine crise diplomatique avec Israël après le feu vert du gouvernement Netanyahu à un projet de colonisation à dans la partie est d’Al-Qods occupée.
Ce projet israélien est «évidemment préjudiciable» au processus de paix, a déclaré le Premier ministre palestinien Salam Fayyad avant un entretien avec M. Biden, qui doit aussi rencontrer le président Mahmoud Abbas.
«Il n’y a aucun doute que ce geste (israélien) sape la confiance dans la perspective du processus politique que nous sommes tous très attachés à voir relancer», a ajouté M. Fayyad.
Le ministère israélien de l’Intérieur a approuvé mardi la construction de 1.600 nouveaux logements à Ramat Shlomo, un quartier de colonisation habité par des juifs ultra-orthodoxes dans un secteur arabe de Jérusalem annexé par Israël. La communauté internationale ne reconnaît pas cette annexion.
La décision israélienne a provoqué le mécontentement des Etats-Unis et l’exaspération des Palestiniens.
«Cette annonce, sa teneur et son calendrier sont précisément le genre de mesure qui sape la confiance nécessaire maintenant» au dialogue israélo-palestinien», a affirmé mardi soir M. Biden dans un communiqué au ton particulièrement vif.
Ce dernier a d’ailleurs manifesté son mécontentement en arrivant avec plus d’une heure de retard à un dîner offert mardi par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
A l’ONU, le secrétaire général Ban Ki-moon a réaffirmé que les colonies étaient «illégales aux termes de la loi internationale» tandis que les Etats arabes ont promis d’apporter «une réponse claire» à la poursuite de la colonisation à Jérusalem-est, lors d’une réunion hier soir au Caire. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, s’est jointe le même jour aux protestations.
«Nous voulons voir ces déclarations, en particulier américaines, se traduire dans les faits afin de contraindre Israël à arrêter les activités de colonisation à Jérusalem et dans les Territoires palestiniens occupés», a déclaré à l’AFP le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
Après des mois d’efforts diplomatiques et de navettes de leur envoyé spécial pour le Proche-Orient George Mitchell, les Etats-Unis sont parvenus à lancer des discussions indirectes, dites «négociations de proximité», entre Israéliens et Palestiniens afin de ranimer le processus de paix bloqué depuis fin 2008.
Les Palestiniens, qui ont accepté sans enthousiasme ce dialogue indirect, continuent de réclamer un gel total de la colonisation juive avant de revenir à la table des négociations directes.
Mais M. Netanyahu refuse toute condition préalable et n’a offert qu’un moratoire limité et temporaire (10 mois) sur la colonisation en Cisjordanie - à l’exclusion de la partie est d’Al-Qods occupée.
Il s’est abstenu de tout commentaire sur la crise israélo-américaine. «Il n’y aura aucun communiqué sur cette affaire», a assuré à l’AFP son porte-parole Mark Regev.
Pourtant, au sein même de la coalition gouvernementale, l’épisode crée des remous.
Le ministère israélien de la Défense, le travailliste Ehud Barak, a fait part de son déplaisir en dénonçant «une annonce superflue (du projet de colonisation) qui perturbe les négociations de paix avec les Palestiniens, des négociations du plus haut intérêt pour Israël».
«C’est vraiment embarrassant, et nous devons présenter des excuses pour cette faute grave», a renchéri son collègue travailliste Yitzhak Herzog, ministre de la Santé.
M. Netanayhu et son gouvernement se retrouvent accusés par les médias israéliens de «ruiner» les relations cruciales avec l’allié américain.
Interrogé à la radio, l’un des éditorialistes vedettes du journal Yediot Aharonot, premier quotidien en Israël, Shimon Schiffer, a parlé de «crachat au visage de Biden».

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