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Écrit par libe.ma
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«Les travaux préparatoires pour l'installation de la première ligne du tramway de Casablanca semblent être sur la bonne voie. Le taux d'avancement a atteint 62% et plus de 80% sur certains axes, soit près de 29,43 km». C'est ce qui ressort des informations publiées sur le site de Casa Transport, société publique chargée de réaliser le projet de tramway. Ce dernier a précisé que ces travaux ont été accomplis à 90% au niveau du chantier d'Oulad Said et à 85% aux axes Abdelmoumen et Panoramique. Quant aux axes Préfectures, Facultés et Anoual-Villon, ils avancent à plus de 50%. Le maître d'ouvrage du tramway casablancais a également indiqué que les chantiers concernant Boulevard des Oudayas sous le Pont ferroviaire Carnaud seront poursuivis jusqu'à décembre 2012 à cause de la nature des travaux qui seront réalisés au niveau de ce tronçon. Quant aux travaux opérés sur la Route Ouled Said avec comme point de départ Marjane Californie et Boulevard Achouhada, Boulevard Mohammed V avec comme point de départ la gare Casa-Voyageurs et Boulevard des Préfectures, les boulevards Ba Hmad, Panoramique, Abdelmoumen et Boulevard Ibn Tachfine, ils sont en cours d'achèvement. Seuls les travaux de déviation des réseaux souterrains sur Boulevard Mekka et le premier tronçon du Boulevard Okba Bnou Nafiâ totalisant 4 km sont achevés. Ces travaux d'infrastructures (dits de plateforme), entamés en mai 2009 constituent une étape d'envergure dans la construction d'un tramway. Elle consiste en la déviation des réseaux d'assainissement, eau potable, électricité, éclairage public et télécommunications, pour permettre de libérer l'espace souterrain de la plateforme propre au tramway et les rendre accessibles lorsque le tramway sera mis en circulation. A cet effet, des ouvrages d'art (passage souterrains, pont, etc), de déplacement d'équipements ou de mobilier urbain peuvent être aussi nécessaires, notamment dans le sous-sol d'une grande ville comme Casablanca truffée de tuyaux de diamètres variables et enfouis à des hauteurs différentes. Ces travaux permettront également une rénovation complète des réseaux souterrains (conduites d'eau anciennes, évacuation des eaux pluviales redimensionnées, égouts remis à niveau...) et l'installation de nouveaux réseaux de communication (câbles et fibres optiques). Un calendrier a été établi pour que chaque réseau soit détourné en maintenant les accès pour les riverains et les commerces ainsi que la circulation des automobiles et la continuité du service public. De ce fait, les initiateurs du projet ont affirmé qu'aucun axe ne sera complètement fermé à la circulation des véhicules et piétons. Les études réalisées au préalable ont montré que le meilleur moyen de limiter les perturbations de la circulation est de travailler sur des tronçons de 200 à 300 mètres par alternance. Rappelons que cette première ligne de tramway longue de 30 km reliera par 38 rames et à travers 50 stations environ, les quartiers nord-ouest (Sidi Moumen, Moulay Rachid) et ceux du sud-ouest de la métropole (Hay Hassani et quartier des facultés) en passant par le centre-ville. La réalisation de cette ligne prévue en 2012 et qui pourra transporter jusqu'à 250.000 passagers/jour, nécessitera un budget de 6,4 milliards de DH avec la contribution de l'Etat, des collectivités locales et du Fonds Hassan II pour le Développement économique et social.
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Écrit par libe.ma
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Lors d'une conférence de presse, vendredi au Palais des Nations à Genève, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU a rendu ses observations finales sur les onze pays examinés au cours de sa 77ème session (2-27 août), dont le Maroc. Lequel a soumis son rapport au CERD avec quatre années de retard. Un document qui avait la qualité d'être double, puisqu'il contient les dix-septième (2006) et dix-huitième (2010) rapports périodiques présentés en application de l'article 9 de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale et conformément aux observations formulées par le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale au sujet des quatorzième, quinzième et seizième rapports du Royaume. Cinq autres rapports parallèles émanant d'ONG marocaines ont été également soumis à cette instance internationale. Après avoir étudié l'ensemble des documents et demandé tous les éclaircissements qu'il a jugés nécessaires, le CERD s'est, comme à son habitude, félicité des avancées tant anciennes que récentes du Maroc. Il a, entre autres, noté " avec satisfaction que l'État partie a pris des mesures et a adopté des programmes et plans pour la promotion des droits de l'Homme, en particulier le Plan d'action pour la démocratie et les droits de l'Homme lancé en 2009 ". Le Comité s'est également " félicité des informations fournies par l'État partie faisant état de la déclaration faite par le Maroc au titre de l'article 14 de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, permettant dorénavant à tout individu ou à des groupes de personnes au Maroc de se prévaloir des dispositions de la Convention et de saisir le Comité, lorsqu'elles s'estiment victimes de la discrimination raciale ". Le CERD s'est, par ailleurs, déclaré préoccupé par certaines situations et formulé plusieurs recommandations. Il a ainsi " recommandé à l'État partie de fournir des renseignements sur la composition de sa population, l'utilisation de langues maternelles, les langues communément parlées et d'autres indicateurs de la diversité ethnique, ainsi que toute autre information émanant d'études socio-économiques ciblées menées à titre volontaire, dans le plein respect de la vie privée et de l'anonymat des personnes concernées, afin qu'il puisse évaluer la situation de sa population sur le plan économique, social et culturel ". Il a aussi " regretté que le principe de la primauté des traités internationaux sur sa législation interne prévu dans certaines lois, notamment le Code de procédure pénale et le Code de la nationalité ne soit pas consacré dans la constitution ", tout en rappelant que la définition prévue par la législation relative à la discrimination raciale n'est pas pleinement conforme aux dispositions des Conventions internationales pertinentes. Concernant la question de la langue amazighe, le CERD s'est déclaré préoccupé par le fait que celle-ci " n'est pas toujours reconnue comme langue officielle par la constitution, et de ce que certains Amazighs continuent d'être victimes de discrimination raciale, notamment dans l'accès à l'emploi et aux services de santé, surtout lorsqu'ils ne s'expriment pas en arabe ". Il a donc recommandé au Royaume " d'intensifier ses efforts de promotion de la langue et de la culture amazighes " et d' " envisager l'inscription dans la Constitution de la langue amazighe comme langue officielle " tout en assurant également l'alphabétisation des Amazighs dans cette langue et en mettant un accent particulier sur le développement des régions habitées par les Amazighs.
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Écrit par libe.ma
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L’actualité d’une œuvre est l’une des principales exigences de la modernité. Kha?r-Eddine, l’homme je veux dire, a toujours été déconcertant. Avec lui, on peut être tenté par une démarche très simple, consistant en la comparaison des productions réalisées au cours de chacune des deux périodes qu’il a vécu : celle de l’exil en France et celle du retour. Sans arrière-pensée, bien sûr, car le principe même de toute création artistique est d’être toujours égale à elle-même. Et puis, le sentiment de l’exil peut être vécu sur le sol natal. C’est dans cette perspective que m’intéressent les deux recueils : Résurrection des fleurs sauvages et Mémorial. Résurrection… réunit une cinquantaine de poèmes écrits au Maroc et publiés d’abord chez un éditeur marocain. C’est la première fois que le poète est édité et diffusé au Maroc. Longtemps après, est venu le petit recueil (sept poèmes) intitulé Mémorial (1991). Résurrection… servira de point de départ : il est à l’origine d’une trouvaille toute simple, relevant du domaine du phonique ; elle sera reprise et enrichie dans Mémorial, sur lequel je m’arrêterai plus longuement. Aussi vais-je commencer par consacrer ma première partie aux jeux sonores et phoniques pour passer ensuite à quelques sens et thèmes me paraissant constituer la dominante du Mémorial. Le recueil Résurrection… frappe par une pratique qui n’a pas d’équivalent ailleurs. Il s’agit de cette « rime » particulière déterminant des fins de vers, mais contrairement à la conception classique, elle affecte tout le recueil ; redondante, elle agit à distance, instituant des échos consolidant l’unité des poèmes du recueil. Citons ces exemples : Le poème « Araire » : Mer, clair, ictère, grenadières, théière, mères, rapière, nerfs, etc. Le poème « Pélagique » : Polyptère, délétère, dromadaire, tutélaire, terre, tonnerre, prolétaire, précaire, etc. Le poème « De casa à Bogota »: Rivière, précaire, sicaires, mer, pierre, amer, tonnerre, suicidaire, etc. Si nous avons pris l’habitude et le plaisir de lire, sous la plume de Kha?r-Eddine, des termes comme « l’amer », « le délétère » ou « le précaire », dans ce recueil en particulier, les termes « mère », « mer », « terre », et parfois « berbère » deviennent fréquents et insistants. C’est que ces poèmes ont été écrits et consacrés au Maroc, plus singulièrement au sud berbère. Le poète, après le retour, redécouvre son pays natal, la « terre- mère » qui, en dépit de la misère, continue à nourrir son peuple et son poète : celui-ci y puise images et symboles, légendes et scènes de la vie quotidienne. La rime dépasse ses fonctions habituelles pour instaurer ce que la théorie moderne désigne sous le nom de «signifiance ». Signe et marque d’une « appartenance territoriale » (pour ne pas dire tribale), la rime en /ER/ nous guide vers ce foyer où convergent l’expérience et les convictions d’un sujet et la vie d’un peuple. La pratique poétique met en avant une expérience dont la visée est la « résurrection des fleurs sauvages » de cette « terre- mère » (il me semble, si je ne me trompe pas, que la résurrection concerne directement le poète et son pays qui n’est autre que le sud). Mémorial reprendra le même principe, la même rime en /ER/, mais apporte quelques modifications notables. D’abord, le recours à l’emploi du passé simple qui – dans les verbes dits du premier groupe – donne lieu à des terminaisons en /ER/ : un ex. tiré du poème « Mémorial » : ( …) Ils rasèrent jusqu'à l’ombre du soleil, ils ratissèrent des peuples infernaux… ils eussent duré, vieux hères sanguinaires, (…) Leur sang se consuma à l’aurée du mensonge, saccage de rages retenues à la gueule des goules. (…) Des êtres infimes s’agitèrent au fond du puits naissant des univers… Des terres nouvelles s’érigèrent Et des déluges mémorables hurlèrent (…) Puis vinrent les déserts où vécut L’Anachorète… Les lames tranchèrent dans le vif : Des mères furent sacrifiées à l’Idole, La Guerre reprit, très virulente, (…) Le passé simple (l’aoriste) est une source inépuisable de rimes – ou fausses rimes si nous tenons compte des normes classiques. Il n’est, en fait, que le déclencheur mettant en marche la dynamique : des substantifs, consolident et intensifient la série des verbes. A l’intérieur même du réseau en /ER/ , surgissent des couples de substantifs créant d’ autres effets : principalement « hères sanguinaires » et « mère / guerre » (ce dernier est particulièrement riche en connotations). La position qui est la leur fait d’eux une rime graphique s’adressant à l’œil. Les deux phrases dont ils sont respectivement le sujet sont parallèles et symétriques tant au niveau grammatical qu’au niveau de la position. « Mères » et « Guerre », rimes phoniques, graphiques et visuelles, sont des clausules : en fait, les deux termes sont tous les deux les premiers membres des deux phrases parallèles (sujets grammaticaux) et, de par la position – mise en relief - , ils occupent chacun un « vers » (une ligne). Intéressant, enfin, ce rapport logico - sémantique, motivant d’ailleurs la position et la mise en relief qui unissent les deux termes : « mères » et « guerre » sont dans un rapport de cause à effet. Le passage cité fait intervenir d’autres jeux sonores tels : mensonges – saccage – rage/ gueule – goules. Ce phénomène de diversification, d’enrichissement et de liberté ne se contente pas de remplacer une règle stricte et rigide (la classique) par une autre, plus souple, plus ouverte…La pratique moderne se veut globale et interactionnelle. Toutes les composantes interviennent en même temps resserrant les liens entre niveaux sa et sé : « Leur sang se consuma à l’aurée du mensonge, saccage de rages retenues à la gueule des goules ». Il y a, ensuite, parmi les différences notables entre la pratique du recueil Résurrection… et celle du Mémorial, comme nous venons de le constater, les places que les termes en /ER/ occupent. Pour appréhender cette pratique en interaction avec d’autres types de jeux sonores et en contexte, je propose de voir deux poèmes : « Araire » et « Le Non-dit » et je me contente de citer quelques extraits: Araire Quand le sel vu et revu (…) Par ces ruelles où ruisselle le délire crânes éclatés contre les murs, couteaux que tire le silence gavé du rire de ta tête qui ne garde de moi que mon éclair ! (…) Quand le pays fabrique sa mort, debout sur lui seul en guêpes grenadières… quand l’orage dicte sa loi à la théière… quand les puits puent, quand les najas boivent l’œil des mères… Le sud éclate en mille rapières ébouriffant tes nerfs… et l’araire jubile sur la pierre plate où erre un peuple pendu aux étoiles délétères. (…) Le Non-dit : (…) Toutes les cliques cliquetèrent en rêts, en craie, factionnaires ; des cous gonflés de sang sautèrent et des légionnaires cueillirent dans les ruisseaux de sang la fleur inexplicable ; le soleil noir et bleu du rêve dérapant… Les boxers éventèrent les mères, incendièrent, saccagèrent jusqu’au nid des hirondelles aux ciseaux, Massaï ; ciseaux semés d’éclairs, ils récoltèrent des tonnerres à l’infini épreuve amère !... Impressionnantes sont ces allitérations que redouble une métaphore subtile : « le délire qui ruisselle dans ces ruelles ». La phrase qui suit, étalée sur trois vers, marquée par un tiret indiquant son caractère incident présente les images de ce délire (concrétisé de manière imagée) : « crânes éclatés … », « couteaux que tire… », … Outre la rime en « ire » déclenchée par « délire » - ce qui appuie sa valeur stratégique-, les quatre vers répètent les mêmes sons – d’une fréquence élevée et à une allure rapide : /R/ et /L/ pour le premier vers (quatre occurrences chacun) ; /R/ ; /K/ et /L/ pour les trois derniers vers (respectivement huit, huit et cinq) ; nous pouvons ajouter également le /S/ . La domination du /R/ et de /L/ est très nette : douze et neuf, mais le /K/ n’est pas pour autant négligé puisqu’il atteint le chiffre huit. Le dernier mot, celui par lequel s’achèvent la strophe et le dernier vers, est « éclair » : mot à la rime et donc mot de la fin, réunissant les trois consonnes dominantes R, L et K. A lui conduit la strophe et, en lui, elle se verse. Les consonnes sont entourées de deux voyelles très proches l’une de l’autre : /é/ et /è/. Cette configuration phonétique qui condense toute la strophe fait de ce mot « éclair » le premier mot à la rime à réaliser la figure /ER/. Ce n’est donc pas le seul « éclair » qui déclenche le mécanisme de la répartition phonétique : c’est toute la strophe, par ses jeux subtils et ses allitérations. Réactualisant la même figure, le texte appartenant à Mémorial part d’une autre stratégie. Très long, le poème a dû traverser des étapes, passer par des mouvements divers. A l’image d’autres poèmes du recueil, il se conçoit comme « récit historique » optant nécessairement pour l’aoriste, lequel favorise l’émergence de la figure /ER/. La consonne /K/ est également présente ici de manière instante (treize occurrences). Elle annonce le ton dès le départ-« les cliques cliquetèrent »-, accompagnant et soutenant notre figure. Les deux premiers vers, grâce notamment aux éléments phonétiques, suscitent le sentiment de l’étrange et annoncent les < événements > qui vont suivre. Les aspects provoquant l’impression de l’étrange sont : la redondance bizarre « cliques cliquetèrent >, la redondance partielle soutenue par le parallélisme des deux expressions < en rêts / en craie >, lesquelles actualisent la figure / ER/ mais inversée et l’apparition brutale et sans aucun lien logico-syntaxique du substantif « factionnaires », … Le poème auquel appartient ce passage est une traversée de l’histoire des peuples (dans le passé et dans le présent), entrainés dans les guerres et /ou réduits à l’esclavage. Sont évoquées les deux figures antagonistes Mandela et Ceaucescu : A Mandela, Kaïr-Eddine réserve de longs passages en guise d'hommage. (A SUIVRE)
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Écrit par libe.ma
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Comme d'autres villes du Royaume, l'agglomération du Grand d'Agadir a connu, ces dernières années, de gros problèmes en matière de transport en commun. En effet, le service ne répondait plus aux attentes des citoyens qui ont notamment souffert d’un déficit en bus. Aussi, conscientes de la gravité de la situation et de leurs responsabilités en la matière, les autorités centrales et locales, ainsi que les communes concernées ont-elles décidé de déléguer la gestion du transport urbain et périurbain d’Agadir à un opérateur ibérique, en l'occurrence la société Alsa qui assure ce même service à Marrakech depuis 1999. A la fin de la phase préparatoire, la société délégataire a présenté, aux autorités locales et aux élus des communes d’Agadir, le parc des bus qui assureront le démarrage du service à partir du 1er septembre 2010. Cette présentation a eu lieu mardi matin à la place Al Amal. Appartenant à la marque suédoise Scania, les véhicules, qui ont été fabriqués au Maroc, intègrent les dernières nouveautés en matière de sécurité, de confort et de respect de l'environnement. Ce sont des bus neufs équipés d'un plancher surbaissé et d’une rampe pour accès des personnes à mobilité réduite. Le numéro de la ligne apparaît sur un afficheur électronique et sur trois côtés du bus. Autre nouveauté, les autobus disposent d'un système électronique de vente de tickets permettant l'utilisation des cartes magnétiques prépayées pour monter à bord. Le réseau de transport initial couvre un ensemble de quinze lignes, l'objectif d'Alsa, pour le mois de septembre, étant d’assurer la desserte et de vérifier si le service répond bien aux attentes des usagers et d'y apporter éventuellement les corrections nécessaires afin qu'il soit prêt pour la rentrée scolaire et universitaire. Dans un premier temps, 46 autobus flambant neufs seront mis en service pour répondre aux besoins de transport plus faibles pendant la période du mois de Ramadan. Ce nombre sera porté à 80 autobus prévus pour le 30 septembre 2010. 76 véhicules supplémentaires viendront compléter par la suite le parc existant pour atteindre les 156 autobus prévus dans le contrat de gestion déléguée. La société Alsa s'est engagée également à reprendre, dans sa totalité et avec tous ses droits, le personnel de la Régie autonome de Transport d'Agadir (RATAG) qui a d'ailleurs suivi un plan de formation, depuis le mois de mai dernier, pour le préparer au nouveau service de tranport public. De plus, la société procédera au recrutement de 225 personnes supplémentaires dans la région d'Agadir pour couvrir les besoins du service. La société va créer en tout 450 emplois directs. L'investissement prévu pour cette première étape est estimé à 202 millions de dirhams. Celui-ci atteindra un total de 532 millions de dirhams à la fin du contrat en 2025. A l'horizon 2012, Alsa prévoit le transport de 48 millions de passagers. Il est à rappeler que l'opérateur espagnol est déjà présent à Marrakech où il assure le service de transport urbain et périurbain de cette agglomération depuis 1999 grâce à plus de 550 collaborateurs et un parc de 171 véhicules. Ils ont dit
-Tareq Kabbage, maire de la ville d'Agadir « Aujourd'hui, nous avons réceptionné une cinquantaine d'autobus pour le transport urbain et interurbain. C'est donc le démarrage officiel de la société Alsa qui a pris en charge le transport en commun dans l'agglomération du Grand Agadir. Pour nous, ça va être, je l'espère, un nouveau départ parce que le transport urbain comme dans d’autres villes connaît une crise profonde. Nous espérons donc rendre service aux citoyens avec un transport de qualité, mais aussi un coût qui correspond au niveau de vie des habitants. Ce que nous voulons, c'est que ce transport s'améliore de façon continue. C'est pour cela qu'il y aura une commission de contrôle qui regroupera l'ensemble des communes intéressées. Dans l'avenir, nous espérons avoir deux lignes structurantes en site propre, c'est-à-dire des bus prioritaires qui permettront là aussi de réduire les délais de transport dans la ville. Quand je dis la ville, je parle du Grand Agadir qui est constitué des communes d'Inezgane, Aït Melloul, Dcheïra Al Jihadiya et Agadir. Ce sont des axes Nord-Sud, que nous souhaitons connecter en bus qui permettent d'avoir des axes structurants et bien sûr, un réseau de rabattement des usagers. Donc, ce sera une amélioration permanente que nous souhaitons. Bien sûr, ces voies nécessitent des investissements, et là, il va falloir examiner, le problème, avec les communes et le ministère de l'Intérieur pour obtenir le soutien financier. Et nous nous engageons à faire des études pour mettre en place ce mode de transport qui est une sorte de tramway sur pneus aussi performant qu'un tramway en termes de qualité, avec peut-être des capacités horaires inférieures mais qui sont tout à fait normales à l'échelle de notre agglomération». -José Alberto Pérez, directeur général d'Alsa au Maroc « Tenir tous nos engagements était pour nous une priorité pour permettre d'offrir à la population d'Agadir une transition optimale et un service de transport urbain à la hauteur de leurs attentes», a déclaré M. Alberto Pérez, directeur général d'Alsa au Maroc. « Nous sommes très heureux d'avoir eu l'opportunité de contribuer au développement économique du Grand Agadir avec l'apport de notre savoir-faire et notre expérience au niveau du transport en commun. Notre objectif est de rendre un service de transport public accessible à tout le monde, avec des bus de haute qualité et de dernière technologie en matière de transport de passagers et du respect de l'environnement. Nous voulons que le transport en commun devienne le mode le plus important dans la région d'Agadir pour toutes les couches sociales. Le tarif applicable en zone urbaine est de 4 DH le ticket et 3,60 DH pour les titulaires de la carte magnétique prépayée, Ikhlas, soit 10% de réduction. Les cartes d'abonnement mensuel de 80 DH donnent droit au transport des scolaires et des étudiants de leurs lieux de résidence à leurs établissements pendant un mois. En ce qui concerne la zone périurbaine, cela dépend des lignes et du kilométrage, les tarifs varient donc entre 4 et 9 DH».
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